Nouvelle étape dans l’affaire qui vise Sébastien Cauet : pour la première fois une musicienne affirme avoir déposé plainte et livre, par l’intermédiaire de ses avocats, un récit à charge publié le 7 mai dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France.
Un témoignage inédit transmis par voie d’avocats
Selon le journal, la plaignante — présentée sous le prénom modifié d' »Agathe » — est une musicienne d’une cinquantaine d’années, résidant en banlieue parisienne. Restée muette jusqu’à présent, elle a choisi de confier son récit à ses conseils : Maître Baptiste Bellet et Maître Anne Desriaux. Les avocats précisent qu’Agathe a déposé plainte après avoir lu les premiers témoignages publiés dans la presse et « s’être reconnue dans les faits décrits ».
Les avocats soulignent également la volonté de leur cliente de ne pas s’exprimer publiquement avant le procès, évoquant qu' »elle déteste la médiatisation ». Dans le récit rendu public, Agathe se dit aujourd’hui « dévastée » et estime qu' »il y a deux poids, deux mesures » lorsqu’elle entend l’animateur se présenter en victime dans une autre procédure.
Les faits reprochés et le mode de rencontre
Le récit décrit une première prise de contact en 2011 via les réseaux sociaux : Agathe, alors aspirante artiste, envoie des maquettes de ses morceaux à l’animateur dans l’espoir d’une diffusion sur NRJ, où Cauet tenait alors une tranche en soirée. Selon les éléments transmis par ses avocats, l’animateur l’aurait invitée à assister à son émission dans le public.
Dans les couloirs, Cauet aurait eu des gestes déplacés et aurait tenté de toucher la poitrine de la musicienne, rapportent ses avocats. Malgré cela, Agathe aurait donné son numéro à l’animateur. Quelques jours plus tard, et selon le même récit, Cauet se serait rendu chez elle ; c’est lors de ces rencontres que la plaignante affirme avoir été violée à deux reprises.
Ces faits s’ajoutent au dossier mis en examen. L’animateur de 53 ans est en effet mis en examen depuis mai 2024 pour viols et agressions sexuelles, des faits qui — d’après l’information déjà connue — seraient censés avoir été commis entre 1997 et 2014. Au total, cinq femmes ont porté plainte contre l’ancien animateur de « La Méthode Cauet » sur TF1. Le principal suspect a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
Audience et carrière : un contraste médiatique
Sur le plan professionnel, la présence de Sébastien Cauet en matinale sur Europe 2 a été présentée comme un pari réussi par la direction de la station. Le 14 avril dernier, l’ambiance était encore « à la fête » dans les locaux, rappelle le texte d’origine : d’après Médiamétrie, la matinale aurait attiré 164 000 auditeurs supplémentaires en un an, un gain mis en avant par la direction, alors que l’animateur reste poursuivi dans plusieurs procédures judiciaires.
Ce contraste entre succès d’audience et tourmente judiciaire est au cœur de la couverture médiatique : pour la première fois, une plaignante livre un récit circonstancié et formalise sa plainte, amplifiant la pression sur les audiences et sur la logique de programmation des stations qui le diffusent.
La réponse des avocats et les procédures parallèles
Les avocats de la plaignante dénoncent enfin « la confusion que Sébastien Cauet entretient entre ces deux affaires ». Ils tiennent à distinguer les procédures : d’une part l’enquête judiciaire ouverte pour viols et agressions sexuelles, et d’autre part une autre procédure où Cauet se présente comme victime d’une tentative de chantage (affaire rappelée par Le Parisien), dans laquelle la personne mise en cause n’apparait pas dans l’information judiciaire liée aux agressions sexuelles.
À ce sujet, le texte mentionne qu’une femme de 42 ans a reconnu, le 5 mai au cours de son procès en appel à Versailles (Yvelines), avoir tenté de faire chanter le Nordiste ; en première instance, fin janvier, elle avait été condamnée à trois ans de prison, dont un an et demi avec sursis, avec mandat de dépôt. Les avocats d’Agathe estiment que « se poser en victime dans l’une ne saurait occulter la réalité de l’autre ».
Le dossier judiciaire reste donc complexe, composé de plusieurs témoignages et de procédures parallèles, et la plaignante a choisi la voie judiciaire pour faire valoir sa version des faits sans davantage de médiatisation avant la tenue du procès.
Ce récit, rendu public par voie d’avocats le 7 mai, s’inscrit ainsi dans une série d’accusations qui éclairent différemment une carrière médiatique toujours scrutée par l’opinion publique et les annonceurs.


