Jeudi 7 mai 2026, Adriana Karembeu s’est rendue à Étampes pour soutenir le projet de l’association Grignywood, qui propose la création de logements d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales. L’ancienne mannequin, engagée depuis plusieurs années sur les questions de protection des femmes, a profité de cette visite pour évoquer publiquement, pour la première fois selon Le Parisien, des éléments de sa vie privée et de procédures judiciaires en cours la concernant.
Un témoignage personnel au service d’une cause
Lors de sa rencontre avec les bénévoles et des élus locaux, Adriana Karembeu a expliqué pourquoi elle souhaitait soutenir ce type d’hébergement en Essonne. « J’ai choisi de m’engager car cela résonne avec un drame personnel qui a évolué il y a même pas un an. Je suis maman. Je sais à quel point cela peut être compliqué d’être dans une famille où tout devrait fonctionner et d’un coup on se retrouve isolée, emprisonnée, maltraitée et en danger », a-t-elle déclaré.
La top model a rappelé des chiffres lourds : « 93 femmes sont tuées chaque année ; 244 000 ont déposé plainte pour des violences conjugales. Et je ne préfère même pas imaginer combien ne se sont pas manifestées. » Elle a insisté sur la nécessité d’offrir des « petites portes qui s’ouvrent » — des solutions d’hébergement immédiates pour permettre à une victime de partir rapidement et en sécurité.
Adriana Karembeu a précisé qu’elle n’entendait pas s’étaler publiquement et laissait « la justice faire le travail », tout en expliquant la difficulté réelle de quitter une situation de violence, en particulier pour les femmes économiquement dépendantes.
Procédures croisées et déclarations des parties
Sur le plan judiciaire, la célébrité a récemment engagé plusieurs procédures contre son époux, Aram Ohanian, dont une plainte pour violences physiques. Lors de son audition, elle aurait indiqué aux enquêteurs : « Il m’a déjà cassé une côte en 2021 ou 2022. »
De son côté, M. Ohanian a saisi la justice et une enquête pour « soustraction aux obligations parentales » est en cours, selon les éléments transmis dans le dossier public. Dans un communiqué transmis par son avocate, Me Najwa El Haïté, M. Ohanian fait état d’un constat qu’il dit avoir obtenu après avoir découvert des images préoccupantes sur la tablette utilisée par leur fille Nina, âgée de 7 ans.
Selon la version relayée par son conseil, il aurait « découvert le 8 décembre 2025 sur la tablette ‘iPad’ que [ma fille] Nina, 7 ans, [avait] une série considérable de photographies » et, bouleversé, il a demandé un constat d’huissier. Me Najwa El Haïté affirme également que son client a saisi le parquet des mineurs. Le communiqué ajoute : « Tout le reste est littérature. »
Ces déclarations, qui mêlent allégations de comportements privés et éléments liés à la protection de l’enfance, figurent pour l’instant dans le cadre des échanges entre avocats et des plaintes déposées. Les parties renvoient désormais à l’action de la justice pour trancher et établir la vérité des faits.
Des prises de parole prudentes mais déterminées
Sur le terrain associatif, Adriana Karembeu a insisté sur le caractère concret de son engagement : soutenir la création d’hébergements d’urgence accessibles « dans chaque ville », selon elle. Elle a rappelé que la précarité économique accentue encore la difficulté pour une victime de partir et que des structures d’accueil rapides sont souvent la clé pour rompre le cycle des violences.
« C’est très dur d’être courageuse dans ces moments-là », a-t-elle ajouté après qu’une élue locale ait salué sa « force ». L’ancienne mannequin a souligné que personne n’était « à l’abri de ce genre de situation » et que la honte et le doute empêchaient fréquemment la parole.
Pour l’instant, la priorité affichée par les protagonistes est claire : laisser la procédure judiciaire suivre son cours tout en rappelant, côté associatif, l’urgence d’offrir aux victimes des solutions d’hébergement et d’accompagnement adaptées.


