Invité du podcast « Censuré », animé par David Barbet, Francis Huster s’est livré avec émotion sur une agression sexuelle dont il dit avoir été victime à l’âge de 10 ans. L’acteur et metteur en scène, habituellement discret sur certains pans de sa vie privée, a décrit un épisode traumatique survenu dans la maison de sa grand-mère, qui a marqué son enfance et influencé ses choix futurs.
Le récit de l’attaque
Lors de cet entretien, Francis Huster raconte comment un homme s’était introduit dans la maison familiale et l’avait agressé. Il décrit l’arrivée salvatrice de sa grand-mère : « C’était chez ma grand-mère et ce qui m’a sauvé c’est qu’elle est rentrée en voiture et les phares ont allumé la chambre où j’étais. L’agresseur avait son couteau sur ma gorge et il a foutu le camp… Le viol était déjà fait. »
Le témoignage, sobre et chargé d’émotion, insiste sur la peur alors ressentie et sur le caractère profondément bouleversant de l’événement pour l’enfant qu’il était. Huster explique également le climat de terreur instauré ce jour-là, ainsi que la façon dont ce traumatisme a perduré au fil des années.
Un traumatisme qui a façonné des choix
Selon ses déclarations, cette agression a eu une influence paradoxale mais nette sur ses aspirations. Après l’événement, il nourrit une vocation : devenir chirurgien. Le désir de réparer, de sauver des vies et de reprendre symboliquement le contrôle après la violence subie se serait imposé comme une réponse à la détresse.
Huster raconte avoir envisagé des études de médecine pendant plusieurs années. Ce choix, qu’il relie à son histoire personnelle, illustre comment un traumatisme peut modeler les objectifs d’un enfant et orienter durablement un parcours de vie.
Ce projet de médecine ne se concrétisera toutefois pas. Un accident domestique, survenu alors qu’il pratiquait le ski, vient bouleverser ses plans : il se casse la jambe et se retrouve immobilisé.
En convalescence, il se tourne vers d’autres activités pour occuper son temps. C’est à ce moment que, d’après lui, son oncle lui suggère de suivre des cours de théâtre afin de se « forger ». Cette proposition, d’abord anecdotique, se révélera décisive.
Le théâtre, voie de reconstruction
Ce qui débute comme une occupation pendant la guérison devient une découverte majeure. Francis Huster évoque le théâtre comme un espace d’expression où il apprend à mettre des mots et des gestes sur ses émotions. Le jeu lui offre un moyen de canaliser ses blessures et de transformer ses fragilités en forces.
Pour lui, la scène apparaît progressivement comme un terrain de reconstruction personnelle. Le passage par le théâtre oriente ensuite sa vie professionnelle et culturelle, et fait de lui l’une des figures reconnues du théâtre français contemporain.
Le témoignage n’omet pas la part d’incertitude et de difficulté liée au souvenir d’un viol dans l’enfance. Huster en parle comme d’une blessure longtemps enfouie, dont la parole publique constitue, pour lui, une étape importante.
Une parole rare et lourde de sens
Connu du grand public pour sa carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision, Francis Huster s’exprime rarement avec autant de profondeur sur sa vie privée. L’interview dans « Censuré » se distingue par sa tonalité intime et la gravité du sujet abordé.
Le récit contient une citation forte et précise, rapportant les circonstances de l’intervention de sa grand-mère et la fuite de l’agresseur. Ces éléments sont présentés par l’acteur comme des souvenirs concrets qui ont marqué son parcours.
Parallèlement, le témoignage évoque brièvement une publication partagée via Instagram, sans que davantage de précisions sur ce post n’ait été fournies dans le résumé initial. Le podcast demeure la source principale de ces confidences.
Ce récit personnel, livré dans un format audio, s’inscrit dans une série de paroles publiques où des personnalités rapportent des violences subies dans leur enfance. Au-delà de l’émotion, il met en lumière la manière dont un événement traumatique peut influer sur les trajectoires individuelles et professionnelles.


