Jeudi 21 mai 2026, l’association Stéphane Lamart, spécialisée dans la protection des animaux, a saisi le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Digne‑les‑Bains après la réception d’« une vidéo particulièrement choquante », rapportée par La Provence. Les images, dont la diffusion a déclenché l’alerte, mettraient en scène un adolescent en compagnie d’une brebis sur une exploitation agricole.
La diffusion d’une vidéo au cœur de l’enquête
Selon le communiqué transmis par l’association et les éléments relayés par La Provence, la vidéo aurait été tournée sur l’exploitation familiale de l’élève et ensuite partagée à plusieurs camarades via un réseau social. Le contenu décrit — et que l’association qualifie de « d’une grande violence » — montrerait un individu en train d’introduire, ou de tenter d’introduire, son sexe dans la bouche de l’animal, tout en adoptant une attitude moqueuse. Face à la gravité des images, l’association a choisi de porter l’affaire devant la justice pour que des investigations soient menées et que d’éventuelles responsabilités pénales soient établies.
Les éléments factuels publiés proviennent pour l’essentiel de La Provence et du communiqué de l’association Stéphane Lamart. Dans ce contexte sensible, les enquêteurs devront vérifier l’authenticité et la datation des enregistrements, ainsi que l’identité précise des personnes impliquées avant toute qualification définitive des faits.
Identité et situation scolaire de l’adolescent
Les renseignements transmis au service juridique de l’association indiquent que l’élève serait inscrit au lycée agricole de Carmejane et résiderait à Breil‑sur‑Roya (Alpes‑Maritimes). Serge Banet, directeur du lycée du Chaffaut, a confirmé à La Provence que l’adolescent était bien scolarisé en classe de terminale au sein de l’établissement. Le jeune homme a été « exclu pour la fin de sa scolarité », précise le directeur, sans que davantage de précisions administratives ou disciplinaires ne soient communiquées publiquement à ce stade.
En l’absence d’information judiciaire close, il convient de rappeler la présomption d’innocence qui s’applique à toute personne mise en cause. Les autorités judiciaires et les services enquêteurs sont en charge d’établir les faits et les responsabilités éventuelles, conformément aux procédures en vigueur.
Infractions évoquées et services mobilisés
La plainte déposée par l’association fait état de plusieurs infractions potentielles : actes à caractère sexuel commis sur un animal domestiqué ou captif ; diffusion de vidéos montrant des sévices ou des actes de cruauté envers un animal ; et propagation de contenus à caractère pornographique susceptibles d’être vus par des mineurs. Ces qualifications reflètent les chefs de poursuite envisagés sur la base des éléments vus par l’association et relayés par la presse locale.
La gestion du dossier a été confiée à la brigade de l’environnement et de la protection animale (BEPA) située à Sisteron, qui conduit actuellement les investigations. Cette unité spécialisée est compétente pour rassembler les preuves matérielles, interroger des témoins, identifier l’origine et les modalités de diffusion de la vidéo, et orienter le dossier vers les poursuites appropriées si les faits sont avérés.
L’association Stéphane Lamart a demandé une intervention rapide des autorités afin de protéger les victimes animales et de prévenir la diffusion d’images susceptibles de choquer ou d’atteindre des mineurs. Les enquêteurs devront notamment déterminer si d’autres personnes ont participé à la réalisation ou à la diffusion de la séquence et s’il y a eu mise en danger d’autrui.
À ce stade, aucun élément public supplémentaire — dépositions, expertise médico‑légale, ou instruction judiciaire formelle — n’a été rendu disponible. Les autorités judiciaires locales restent les seules compétentes pour confirmer, ou non, les qualifications pénales retenues et pour communiquer les suites données à la plainte.
Dans les prochains jours, les avancées des investigations dépendront des auditions menées par la BEPA, de l’analyse des supports informatiques saisis et, le cas échéant, des expertises techniques permettant d’authentifier la vidéo. Toute information nouvelle communiquée par le parquet ou les services de police devra être examinée avec prudence avant d’être reprise dans la presse.
Sources principales : communiqué de l’association Stéphane Lamart et article de La Provence (référence citée dans le communiqué).


