Le 15 mai 2026, Flavie Flament a annoncé via Instagram avoir déposé plainte pour viol contre Patrick Bruel, accusant le chanteur de l’avoir agressée en 1991, alors qu’elle avait 16 ans. Dans la foulée, les avocats du chanteur ont fait une déclaration publique le même jour, niant toute contrainte ou violence et rappelant la présomption d’innocence dont bénéficie leur client.
Les faits rapportés par Flavie Flament
Dans son message publié sur Instagram, l’animatrice et autrice écrit : « 10 ans après La Consolation, j’ai de nouveau rendez‑vous avec mon passé. Et un homme qui a pillé mon adolescence. Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol. » Elle explique avoir pris cette décision « pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue, pour que cessent de se dérober les regards » et se dit solidaire des autres femmes qui se sont exprimées en France, en Belgique et au Canada.
Flavie Flament a par ailleurs indiqué à Mediapart qu’elle parlait « pour la jeune fille que j’étais » et pour « les autres femmes qui sont sorties du silence, courageusement, difficilement, et dont on ose remettre la parole en doute. Je les crois. » Selon le dossier publié par Mediapart, plusieurs femmes ont récemment mis en cause Patrick Bruel, et Flament aurait d’abord témoigné anonymement avant de rendre publique sa plainte.
La réponse des avocats de Patrick Bruel
Les conseils de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain et Me Céline Lasek, ont réagi auprès de l’Agence France‑Presse dès l’annonce de la plainte. Leur communiqué affirme que le chanteur « n’a jamais drogué Flavie Flament, et ne lui a imposé aucun rapport ». Ils reconnaissent que les deux personnalités se sont connues dans les années 1990 et évoquent une « relation épisodique » à cette époque.
Les avocats soulignent des éléments qu’ils jugent contradictoires dans le récit de l’animatrice : rencontres répétées lors d’émissions de télévision, invitations à des émissions présentées par Flavie Flament et moments privés partagés, y compris des vacances. Pour eux, ces circonstances sont « parfaitement contradictoires avec son récit aujourd’hui », écrivent-ils.
En avril, déjà, l’entourage de Patrick Bruel avait démenti, par la voix de ses avocats, toute violence, brutalité ou contrainte à l’égard des femmes qui l’accusent, tout en précisant qu’il ne remettait pas en cause leur ressenti. À ce stade, précisent ses conseils, il n’existe aucune condamnation à l’encontre du chanteur et la présomption d’innocence s’applique.
Procédures en cours et contexte
Le dossier rappelle que Patrick Bruel est visé par plusieurs enquêtes : des procédures ont été ouvertes à Paris, à Saint‑Malo et en Belgique, selon les informations publiées. Les faits allégués restent, pour l’heure, des allégations qui feront l’objet d’expertises et d’investigations judiciaires.
Pour Flavie Flament, cette plainte s’inscrit dans un parcours personnel public déjà marqué. En octobre 2016, dans son livre La Consolation, elle avait raconté avoir été violée à 13 ans par le photographe David Hamilton. Ce témoignage, rendu public bien avant le mouvement #MeToo, a également conduit l’ancienne ministre Laurence Rossignol à lui confier une mission sur le délai de prescription pour les crimes sexuels, travail qui a contribué à l’allongement du délai de prescription en 2018, de vingt à trente ans.
Dans le climat actuel, plusieurs voix féminines se sont élevées dans des pays francophones ces derniers mois, et les révélations publiées par Mediapart ont relancé le débat autour du comportement de personnalités publiques. Flavie Flament explique joindre sa voix à celles de femmes qui ont témoigné en Belgique et au Canada.
État de la procédure et rappel légal
Au moment de la publication de cette information le 15 mai 2026, la plainte déposée par Flavie Flament a été rendue publique par l’intéressée et la réaction des avocats de Patrick Bruel est connue. La justice devra désormais instruire les faits allégués et déterminer, à travers les auditions et les éléments rassemblés, si ces accusations peuvent être établies pénalement.
La présomption d’innocence demeure applicable à Patrick Bruel. Les accusations rapportées ici relèvent du domaine des allégations publiques et ne sauraient être présentées comme des faits juridiquement établis tant que les décisions judiciaires n’auront pas été rendues.
Mention notable reprise dans certains posts : « Patrick Bruel assure qu’il n’a jamais drogué Flavie Flament, et ne lui a imposé aucun rapport ». (avocats à l’AFP) https://t.co/bDfAXnYYiO


