Dans l’épisode 12 de la saison 17 de Top Chef, diffusé mercredi 20 mai 2026 sur M6, la compétition a tourné à la polémique après une vague de messages racistes visant l’un des candidats encore en lice. Alors que les cinq derniers participants tentaient de convaincre le jury à l’approche des quarts de finale, les réseaux sociaux ont transformé un moment de divertissement en terrain de tension.
Épreuve et créations : une thématique surprenante
Pour cette épreuve placée sous le thème « révolutionner le moment de la dégustation », chaque candidat devait proposer une assiette à la fois créative et surprenante, selon TV Magazine. Alexy, protégé par Glenn Viel, a retenu l’attention avec une composition de fruits de mer façonnée en forme de roses. Victor, coaché par Paul Pairet, a présenté une création picturale à base de volaille qui a marqué les esprits.
Aboubakar a choisi de revisiter un menu de fast-food, tandis que Viviana a présenté trois « verres gustatifs » originaux à base de crevette, de tomate et de poire. Nicolas, lui, s’est inspiré d’une promenade en forêt pour imaginer son plat. À l’issue de l’épisode, Nicolas a été éliminé après un duel très serré face à Alexy, quittant ainsi l’aventure avant les quarts de finale.
Des commentaires racistes ciblent Aboubakar
Si l’élimination de Nicolas a déclenché des réactions, c’est surtout Aboubakar qui a fait l’objet de messages à caractère raciste sur les plateformes sociales. Sur X (anciennement Twitter), plusieurs internautes ont usé d’insultes et de stéréotypes pour dénigrer ses propositions culinaires et, plus généralement, son identité.
Parmi les publications signalées, un message se moquait du « riz africain » en écrivant : « Mamadou on est dans Top Chef, tu dois casser les codes, le riz de ton village ça ne va pas suffire, tu l’as déjà fait dix fois ». Un autre commentaire comparait la création d’Alexy au « riz africain de Mamadou » en des termes dépréciatifs : « La rose d’Alexy à manger m’a l’air bien dégueulasse, c’est pire que le riz africain de Mamadou ».
Ces propos ont rapidement suscité des réactions d’indignation. Plusieurs internautes ont corrigé le prénom et dénoncé le racisme des messages : « Mais toutes les semaines t’es en boucle sur lui t’as que ça à foutre ? Et il s’appelle Aboubakar pas Mamadou gros raciste de merde », a écrit un observateur. Un autre a appelé à la responsabilité collective : « Ce serait donc bien que tout le monde prenne ses responsabilités et le signale. On parle d’un concours de cuisine, de déguster avec les yeux et de passer une belle soirée, pas de profiter pour déverser sa haine par ici. »
Les échanges montrent une polarisation nette : pendant que certains commentent les plats et la technique, d’autres profitent de la visibilité de l’émission pour faire circuler des propos injurieux et stigmatisants.
Contexte et enjeux : divertissement versus espace public
Top Chef reste un programme de divertissement suivi par des millions de téléspectateurs. Mais la puissance des réseaux sociaux transforme chaque épisode en micro‑société où se mêlent admiration, critique gastronomique et violences verbales. Quand des commentaires ciblent l’origine ou l’apparence d’un candidat, le débat dépasse la simple appréciation culinaire.
Plusieurs internautes ont appelé à signaler les messages jugés haineux afin d’empêcher leur propagation. Les modérateurs des plateformes et les services de signalement peuvent être sollicités, mais les réactions publiques et la pression médiatique jouent aussi un rôle dans la mise en lumière de ces dérives.
Dans le cas présent, les propos visent explicitement Aboubakar et reprennent des clichés racistes ancrés dans un registre moqueur. Sans éléments supplémentaires fournis par la production ou les protagonistes, il convient de séparer les critiques culinaires — légitimes dans un concours — des attaques visant la personne.
Ce que l’on sait et ce qui reste incertain
Les faits rapportés ici reposent sur la diffusion de l’épisode 12 de la saison 17, datée du mercredi 20 mai 2026 sur M6, et sur des captures/interventions observées sur les réseaux sociaux, notamment X. Les citations reproduites proviennent de messages publiques circulant en ligne après la diffusion.
En l’absence d’une prise de parole officielle de la production ou du candidat concerné au moment de la rédaction, certaines réactions restent anecdotiques et représentatives d’une fraction des internautes. Il est donc important de garder cette distinction : ces propos ont été publiés et partagés, mais ils ne reflètent pas nécessairement l’avis d’ensemble du public.
Quoi qu’il en soit, l’affaire rappelle que la visibilité offerte par des émissions de grande audience peut rapidement se transformer en tribune pour des propos discriminatoires. Reste à voir si cet épisode entraînera des réactions plus formelles de la part des responsables de l’émission, des plateformes ou des associations, ou s’il restera cantonné aux discussions en ligne.


