Quand la promotion d’un film historique dégénère : la SDJ de France 24 accuse une intimidation violente de deux journalistes après une question sur l’influence de Bolloré

Table of Content

La Société des journalistes (SDJ) de France 24 a dénoncé des actes d’intimidation visant deux de ses reporters lors d’une interview organisée dans le cadre de la promotion du film La Bataille de Gaulle, réalisé par Antonin Baudry. Selon le communiqué de la SDJ, Nina Masson et Yong Chim auraient été retenues et contraintes par des membres de l’équipe de promotion après avoir posé une question jugée sensible sur l’influence de Vincent Bolloré dans le cinéma.

Un incident lors de la campagne presse autour d’un « film événement »

La Bataille de Gaulle, présenté hors compétition au Festival de Cannes le 20 mai 2026 et sorti en salles le 3 juin 2026, est porté par un casting important: Simon Abkarian dans le rôle de Charles de Gaulle, Benoît Magimel (général Koenig), Niels Schneider (général Leclerc), Matthieu Kassovitz (amiral Darlan), ainsi qu’Anamaria Vartolomei, Loïc Corbery, Karim Leklou et Thierry Lhermitte. Le film, distribué par Pathé et annoncé avec un budget de plus de 75 millions d’euros, adapte l’ouvrage de l’historien Julian T. Jackson, De Gaulle : une certaine idée de la France. Un second volet, intitulé J’écris ton nom, doit sortir le 3 juillet 2026.

C’est dans ce contexte — grand casting, retombées médiatiques et débats suscités pendant la quinzaine cannoise — que l’équipe de France 24 dit avoir été prise à partie. La SDJ rappelle que la polémique autour d’une tribune signée par « 600 professionnels du cinéma » dénonçant l’influence de Vincent Bolloré avait fortement rythmé l’édition 2026 du Festival de Cannes, ce qui rendait selon elle la question des journalistes particulièrement pertinente.

La question qui a déclenché la scène

D’après le texte publié par la SDJ, l’incident s’est produit au terme d’une interview durant laquelle l’un des acteurs avait longuement évoqué la notion d’« engagement », présentée comme centrale dans le film. Nina Masson, poursuivant ce fil, a demandé à cet acteur ce que cette notion signifiait pour lui en tant que comédien et l’a invité à réagir à la tribune des 600 professionnels qui pointait la « mainmise de Vincent Bolloré » sur le secteur, formulation reprise dans le communiqué.

La question, affirme la SDJ, a mis l’acteur « visiblement mal à l’aise ». La société des journalistes juge que l’interrogation était « non seulement légitime, mais indispensable au regard des polémiques qui ont rythmé cette édition du festival ». À la suite de l’entretien, les violences verbales et physiques alléguées auraient eu lieu.

La SDJ cite un message publié sur les réseaux sociaux accompagnant des captures de l’incident : « Deux journalistes de France 24 violemment intimidées alors qu’elles interrogeaint le cast du biopic sur de Gaulle. La SDJ de la chaîne dénonce une tentative de censure. pic.twitter.com/rtBVbOOpbD ». Cette mention, reprise dans le communiqué, atteste de la diffusion d’éléments visuels et d’un signalement public du déroulé.

Selon le récit retenu par la SDJ, l’attachée de presse de l’acteur concerné aurait bloqué l’équipe de France 24 dans la pièce, proféré des menaces et exigé la restitution immédiate de la carte mémoire contenant l’enregistrement. Face au refus des journalistes, l’attachée de presse, en présence de la responsable presse du film, aurait contraint Nina Masson à signer un écrit s’engageant à ne pas diffuser le passage litigieux, en le conditionnant à la restitution du matériel d’enregistrement.

« Notre équipe est rentrée à la rédaction profondément choquée par la violence de ces méthodes », indique la SDJ dans son communiqué, qui assure son « soutien sans réserve » aux deux journalistes et demande des « excuses formelles » des deux attachées de presse mises en cause. Le communiqué rappelle enfin que « la ligne éditoriale de France 24 n’appartient qu’à sa direction » et que « la liberté de la presse n’est pas négociable ».

Réactions et enjeux

La SDJ appelle la direction du film et les attachées de presse à présenter des excuses à Nina Masson et Yong Chim. Elle considère le geste — solliciter la signature d’un engagement de non-diffusion sous contrainte — comme une atteinte à l’exercice du métier de journaliste et à la liberté d’informer.

Le dossier s’insère dans un débat plus large sur l’indépendance des journalistes face aux services de presse et aux producteurs lors des campagnes promotionnelles, surtout quand des enjeux économiques et des controverses publiques pèsent sur la diffusion d’un film. La SDJ souligne que ni les attachées de presse, ni les équipes de production, ni les acteurs ne peuvent dicter les questions posées ou empêcher la diffusion d’entretiens légitimes.

À l’heure où le cinéma français traverse des débats sur ses influences économiques et ses libertés éditoriales, la plainte publique de la SDJ relance la question des pratiques lors des interviews promotionnelles et du respect des droits des journalistes sur le terrain.

Les parties impliquées — la production du film, les attachées de presse désignées et les représentants de France 24 — n’ont pas été détaillées dans le communiqué cité. La SDJ réclame des excuses et appelle implicitement à ce que de telles méthodes ne se reproduisent pas.»

Society News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Featured Posts

Featured Posts

Chaque jour l’actualité des célébrités, les buzz du moment et les tendances qui font parler. Mode, vie privée, événements et révélations : retrouvez en un clic l’essentiel du monde people et lifestyle.

Featured Posts