Jeudi 4 juin, une scène macabre a été découverte dans la commune de Montagnac, située entre Béziers et Montpellier (Hérault) : une fillette de 4 ans a été retrouvée prostrée et déshydratée, assise sur le canapé aux côtés du corps sans vie de sa mère, une femme de 40 ans. L’alerte avait été donnée après que des proches n’avaient pas eu de nouvelles de la quadragénaire depuis le vendredi 29 mai, selon nos confrères du Métropolitain.
Sur place, les gendarmes de la brigade de Pézenas, appelés sur les lieux, n’ont obtenu aucune réponse à la porte. Les pompiers sont alors intervenus et ont pénétré dans le logement en brisant une fenêtre depuis l’extérieur. À l’intérieur, la scène a immédiatement interpellé les enquêteurs : la porte de l’habitation était verrouillée de l’intérieur, clé dans la serrure, et aucun signe d’effraction, de lutte ou de vol n’a été constaté, a indiqué le procureur de la République, Arnaud Faugère.
Une fillette en état de choc prise en charge par la famille
La fillette, âgée de 4 ans, a été retrouvée « manifestement déshydratée et en état de choc », a déclaré le procureur Arnaud Faugère. Incapable de parler lors de sa découverte, elle a rapidement été confiée à un membre de la famille qui a assuré sa prise en charge et les premiers soins. Les services médicaux ont été appelés pour évaluer son état et lui prodiguer les soins appropriés.
Selon les premières constatations communiquées par la justice, la mère vivait seule avec sa fille et n’avait pas de compagnon. Les éléments recueillis pour l’instant ne permettent pas d’exclure une mort naturelle. Le procureur a notamment été cité sur l’hypothèse d’une crise d’épilepsie : « L’hypothèse d’une suffocation suite à une crise d’épilepsie est en train d’être étudiée. »
Enquête ouverte et autopsie programmée
Le parquet de Béziers a ouvert une enquête pour « recherches des causes de la mort ». Les investigations ont été confiées aux gendarmes de Pézenas, qui doivent notamment préciser la chronologie des faits et déterminer combien de temps la fillette est restée aux côtés du corps de sa mère.
Une autopsie du corps de la mère est prévue dans les prochains jours afin de préciser la date et les causes du décès. Les autorités judiciaires ont souligné qu’à ce stade « aucune piste n’est écartée », même si la piste criminelle n’est pas privilégiée au regard des premières constatations (logement fermé de l’intérieur, absence de traces de lutte ou de vol).
Les enquêteurs chercheront en particulier à recouper les éléments médicaux — antécédents, traitements, et circonstances possibles d’une crise — avec les observations techniques et la datation du décès qui découleront de l’autopsie et des constatations réalisées sur place.
La proximité temporelle des dates communiquées est importante : les proches n’avaient plus de nouvelles de la mère depuis le vendredi 29 mai, et la découverte a eu lieu le jeudi 4 juin. Ces éléments seront pris en compte pour reconstituer la durée pendant laquelle la fillette a pu rester seule près du corps de sa mère.
Les autorités locales et judiciaires restent discrètes sur certains détails de l’enquête, afin de ne pas compromettre les investigations en cours. Les informations rendues publiques jusqu’à présent proviennent des premières constatations des gendarmes de Pézenas et des déclarations du procureur de la République, Arnaud Faugère.
Cette affaire suscite une vive émotion au sein de la commune de Montagnac et pose de nouveau la question de la protection des enfants vivant dans des situations familiales fragiles. Les prochains actes de l’enquête, notamment l’autopsie et les expertises médico-légales, permettront d’éclairer définitivement les circonstances de ce décès et le sort de la fillette.


