Quand dénoncer une agression sur un plateau coûte sa place : Alice Belaïdi raconte avoir été évincée d’un film après avoir refusé un geste intrusif

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Invitée du podcast Pause animé par Alexandre Mars, l’actrice Alice Belaïdi a livré un témoignage sans détour sur un épisode traumatisant de sa carrière : selon ses déclarations, elle a été agressée sexuellement par un acteur puis exclue du film sur lequel elles tournaient ensemble. Sa prise de parole, rapportée dans l’émission, mêle colère et constats sur les dispositifs de protection encore insuffisants dans le milieu du cinéma.

Le témoignage et ses conséquences immédiates

Alice Belaïdi raconte, avec une franchise qui a marqué les auditeurs, un geste qu’elle qualifie d’agression. « Je me suis fait agresser sexuellement par un acteur », affirme-t-elle sur le podcast. Elle précise que, face à ce comportement intrusif, elle a opposé un refus clair et dénoncé les faits.

La suite de son récit met en lumière une réaction organisationnelle qui l’a surprise et blessée : selon elle, sa dénonciation a conduit à son éviction du projet. « Je me suis fait virer du film », dit-elle, résumant la conséquence directe d’avoir posé une limite sur le tournage. Dans son témoignage, l’actrice décrit le geste subi : « J’ai osé dire qu’on ne met pas son sexe comme ça devant moi et me le coller sur la cuisse sans qu’on m’ait demandé mon avis. »

Ce passage du récit illustre la violence physique et symbolique vécue sur le plateau : au-delà du geste, la sanction professionnelle alléguée pour avoir refusé la contrainte laisse entendre un contexte où la parole de la victime a peu de poids.

Minimisation et justification au sein de l’entourage professionnel

Dans son intervention, Alice Belaïdi évoque aussi la réaction de certains membres du milieu professionnel. Elle rapporte une phrase qui l’a marquée et qui témoigne, selon elle, d’une forme de justification : « Tu comprends, c’est quand même un grand acteur, casse-couilles ok mais… » Cette remarque, telle que rapportée, met en évidence un déséquilibre entre notoriété et responsabilité.

L’actrice exprime un sentiment d’injustice plus large : « Il y a encore plein de prédateurs mais on passe pour des menteuses ou des hystériques », déplore-t-elle. Ces mots reflètent la difficulté rencontrée par des personnes qui osent parler et qui, parfois, voient leur parole remise en cause ou neutralisée par la hiérarchie et la réputation des intéressés.

Parallèlement à ce constat amer, Alice Belaïdi souligne l’importance d’un réseau de soutien. Elle insiste sur le rôle de son entourage professionnel : « Heureusement, je suis protégée par le fait que j’ai mon agent qui me croit ou mon attachée de presse qui me croit », explique-t-elle, reconnaissant que la croyance et la prise en compte de son témoignage par des proches ont été déterminantes.

Une prise de parole qui s’inscrit dans un mouvement plus large

Le témoignage de l’actrice, diffusé via le podcast Pause, s’inscrit, selon elle et ses soutiens, dans une dynamique plus vaste de libération de la parole. En évoquant ses réussites et les difficultés rencontrées au cours de sa carrière, elle choisit de rendre public un épisode douloureux pour alerter et sensibiliser au problème des comportements abusifs sur les plateaux.

Elle a également relayé son récit sur Instagram, indiquant vouloir donner une visibilité plus large à son expérience. La question soulevée par son témoignage — celle du prix professionnel payé par celles et ceux qui dénoncent — alimente depuis plusieurs années les débats sur la protection des talents et la nécessité d’instaurer des mécanismes de signalement et de soutien efficaces.

Sans nommer ni le film ni l’acteur impliqué dans son récit public, Alice Belaïdi a choisi de témoigner en gardant le focus sur l’expérience subie et sur la réaction du milieu. Son récit relance les discussions sur l’équilibre entre célébrité et impunité, et sur la manière dont l’industrie culturelle gère, ou ne gère pas, les plaintes internes.

Ce témoignage, cru et personnel, rappelle que la parole reste une étape essentielle pour faire évoluer les pratiques. Les enjeux soulevés — soutien des victimes, responsabilité des productions et traitement des signalements — restent au cœur des préoccupations du secteur.

Society News

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