Sale temps pour Merouan Bounekraf. L’ancien candidat de Top Chef et chef du restaurant Terre‑Terre s’est retrouvé au cœur d’une vive polémique après des publications jugées méprisantes sur les réseaux sociaux, puis des messages insultants adressés à une lanceuse d’alerte. Confronté à la montée des critiques, il a présenté des excuses publiques sur Instagram le vendredi 24 avril 2026.
La story Instagram qui déclenche la controverse
Tout a commencé par une story Instagram dans laquelle Merouan Bounekraf publie un SMS reçu d’un salarié. Dans ce message, l’employé indique qu’il ne peut pas prendre son poste en raison d’un « trouble anxieux généralisé ». Le chef, connu pour son franc‑parler, commente le texte avec ironie et emojis rieurs, écrivant : « Ce pays… cette génération… Ailleurs, y’a des gosses qui vivent sous les bombes, ici ça postule pour un job puis ça déclenche des troubles anxieux avant même de commencer. »
La publication a immédiatement suscité des réactions contrastées. Certains internautes ont interprété la prise de parole comme l’expression d’un ras‑le‑bol face aux difficultés de recrutement dans la restauration. D’autres ont estimé que le ton employé minimisait la question de la santé mentale et relevait d’une attitude indélicate, voire hostile.
Offre d’emploi moqueuse et réactions en chaîne
La polémique s’est accentuée quand le chef a publié une offre d’emploi pour son établissement assortie d’une remarque sarcastique : « Qualité requise : homo sapiens capable de respirer seul sans interruption. » Cette formulation a été perçue comme une provocation par de nombreux utilisateurs, surtout dans le contexte du message initial évoquant un trouble anxieux.
La diffusion de ces éléments a rapidement franchi le cercle des abonnés du chef. Le compte Balance ton agency, spécialisé dans la dénonciation des discriminations au travail, a relayé l’affaire dans une vidéo, attirant davantage d’attention et d’indignation.
Échanges insultants et amplification de la polémique
Selon les éléments partagés publiquement, la réponse de Merouan Bounekraf à la diffusion du contenu a pris la forme de messages personnels à la fondatrice du compte. Des propos injurieux et des attaques ad hominem ont alors été rendus publics, cités dans les échanges : « Sac à merde », « Quand j’ai deux minutes je m’occupe de toi et ta tronche de biscotte fanée », « Ce n’est pas l’intelligence qui t’étouffe, ni la beauté ». Ces paroles ont contribué à enflammer les réseaux et à multiplier les commentaires critiques sous les publications du chef.
Face à l’ampleur prise par l’affaire, d’autres voix se sont élevées pour rappeler l’importance d’un discours mesuré de la part de personnalités publiques, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sensibles comme la santé mentale ou les conditions de travail.
Des excuses publiques émises le 24 avril 2026
Le vendredi 24 avril 2026, Merouan Bounekraf a publié sur Instagram une série de messages dans lesquels il reconnaît un manquement de recul. Il écrit notamment : « Ma dernière prise de position a pu heurter ou blesser certaines personnes […] du fait d’un apparent manque de considération pour la prévention en santé mentale ». Le chef ajoute que sa « réaction à chaud », expliquée par un manque de personnel, « n’en est pas pour autant légitime » et présente « ses sincères excuses à la personne visée […] ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont été affectés ».
Ces excuses visent à calmer une situation qui, en quelques heures, a pris une dimension publique importante. Elles interviennent alors que la conversation autour du comportement des acteurs de la restauration sur les réseaux sociaux reste vive.
À ce stade, les publications et les échanges cités dans cette affaire proviennent des réseaux sociaux et des comptes publics impliqués. Aucun élément nouveau sur d’éventuelles suites judiciaires ou disciplinaires n’a été communiqué dans les messages d’excuses relayés par le chef.
La polémique illustre, une fois encore, la fragilité des frontières entre communication personnelle et responsabilité publique pour des figures connues du grand public. Elle pose aussi la question de la manière dont les professionnels de la restauration font face aux tensions liées au recrutement, tout en rappelant l’importance d’aborder la santé mentale avec sérieux et respect.


