Le 8 décembre 2012, au Zénith de Limoges, Marine Lorphelin vivait un tournant public majeur en étant élue Miss France 2013. Dix ans plus tard, l’ancienne Miss Bourgogne a tracé un parcours atypique : d’une présence médiatique régulière à un retour patient aux études de médecine, jusqu’à l’obtention récente de son diplôme.
De la couronne à la blouse : un retour aux études assumé
Après son règne, Marine Lorphelin n’a pas abandonné l’univers des plateaux télé — on l’a notamment vue dans Fort Boyard ou Le Grand Concours — mais elle a surtout repris le chemin des amphithéâtres pour achever sa formation médicale. Parallèlement, elle a continué de partager des conseils de santé sur ses réseaux sociaux et dans les médias, notamment dans Télématin, Le magazine de la santé et sur RTL.
Selon le récit qu’elle a livré dans le podcast Les 1001 vies de…, animé par Xavier de Moulins et diffusé sur RTL le 23 avril, la jeune femme a décroché son diplôme de médecin « l’an dernier » avec la mention « très honorable ». Elle s’est dite particulièrement fière du parcours accompli après « huit ans de dur labeur ».
Sur son investissement et la pression liée à son passé médiatique, elle confie : « Quand j’étais étudiante, j’ai dû redoubler d’efforts pour prouver mon engagement, mon implication. Je devais montrer que j’étais irréprochable, parce que certains disaient : ‘oui mais à côté elle fait des shootings, elle va à Paris pour des événements, est‑ce qu’elle a vraiment envie d’être médecin ?’ »
Aujourd’hui, Marine Lorphelin pèse ses priorités : « Je suis plus fière de mon diplôme de médecin, que de ma couronne de Miss France. »
Un témoignage dur sur des pratiques hospitalières
Lors de l’entretien, Xavier de Moulins a interrogé Marine Lorphelin sur la question #MeToo dans le milieu hospitalier. À la question « Vous n’avez jamais été agressée par des hommes qui ont eu des comportements déplacés à votre égard ? », elle a répondu : « Je n’ai jamais été agressée, il n’y a jamais eu des choses qui auraient mérité plainte ou pénal. »
Pour autant, elle dit avoir été « témoin de comportements complètement inappropriés notamment dans certains milieux où il y avait beaucoup d’hommes. À l’hôpital, c’était compliqué pour les femmes. »
Marine Lorphelin a ensuite évoqué une scène qui l’a profondément marquée avant qu’elle n’exerce comme médecin généraliste : « J’ai été témoin de l’époque où on faisait des touchers vaginaux pendant une anesthésie générale. J’ai déjà vu ces gestes‑là donc, oui, ça peut être grave. »
Ce témoignage n’est pas entièrement nouveau : elle l’avait déjà évoqué, il y a deux ans, dans le documentaire Des blouses pas si blanches diffusé sur M6.
Sur les réseaux, l’extrait de son intervention a été relayé, notamment via un message accompagné d’un visuel : « Les 1001 vies de… @MarineLorphelin : « j’ai été témoin de comportements déplacés, dans certains milieux avec beaucoup d’hommes » Marine Lorphelin est passée en une petite dizaine d’années de la couronne à la blouse blanche. Elle a choisi de creuser son sillon hors des sentiers… pic.twitter.com/4b9VFKjeLK ».
Un parcours public, des difficultés privées
Le récit de Marine Lorphelin met en lumière la tension entre visibilité médiatique et crédibilité professionnelle. Elle affirme avoir dû prouver son sérieux en raison de son passé de Miss, tout en témoignant de situations vécues dans le milieu hospitalier qui l’ont choquée et inquiétée.
En restituant ses mots et les éléments factuels cités lors de son passage dans Les 1001 vies de…, cet article se contente de rapporter le témoignage rendu public par l’intéressée, sans en tirer d’autres conclusions ni ajouter d’éléments non présents dans l’entretien.


