Flavie Flament a confirmé ce vendredi 22 mai 2026, sur les ondes de RTL, qu’elle était « prête » à témoigner devant la justice dans l’affaire visant Patrick Bruel. Après avoir d’abord participé, sous couvert d’anonymat, à une enquête publiée par Mediapart, l’animatrice a officialisé le 15 mai avoir déposé plainte pour viol pour des faits qu’elle dit s’être déroulés alors qu’elle avait 16 ans.
Une prise de parole publique assumée
Invitée de l’émission de Thomas Sotto, Flavie Flament a rappelé le contexte élargi des accusations : selon ses déclarations, « plus de 10 plaintes » ont été déposées et sont « regroupées au parquet de Nanterre », et « 30 femmes » se sont exprimées publiquement. Elle a souligné le passage d’un premier temps d’énonciation anonyme à une sortie de l’ombre, expliquant son choix de porter l’affaire devant la justice.
Interrogée sur la possibilité d’une confrontation directe avec Patrick Bruel, la journaliste-animatrice a évité de détailler ce qu’elle dirait en face, mais a assuré sa disponibilité à être entendue par un magistrat : « Ce n’est pas à vous que je vais le dire et je ne vais pas le partager ce matin sur RTL, mais je suis absolument prête à le faire devant un juge », a-t-elle déclaré.
Elle a précisé encore : « Je suis prête, ce n’est pas une question d’impatience, je suis prête comme pour tout le reste. » Ces propos ont été tenus lors de l’intervention sur RTL et rendent compte de sa détermination à ce que la procédure judiciaire suive son cours.
La réaction de Patrick Bruel
Patrick Bruel a, de son côté, nié les faits qui lui sont reprochés. Dans des propos rendus publics, il affirme : « Jamais je n’ai forcé une femme. Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties. »
Se présentant comme présumé innocent, il a aussi déclaré être prêt à « se battre pour défendre la vérité ». Ces éléments figurent dans les communications publiques de l’artiste depuis l’éclatement des premières accusations.
Ce que disent les procédures
Selon les indications fournies par Flavie Flament lors de son entretien, plusieurs plaintes ont été centralisées auprès du parquet de Nanterre. Le regroupement de dossiers par un parquet est une procédure usuelle lorsque plusieurs faits similaires ou des éléments convergents concernent une même personne et un même ressort judiciaire.
Flavie Flament a d’abord contribué à une enquête rendue publique par Mediapart avant de franchir la démarche judiciaire à titre nominatif le 15 mai. Le passage d’un témoignage anonyme à une plainte nominative constitue, en droit, un changement de statut important pour la suite de l’instruction éventuelle.
Un débat public et médiatique
L’affaire a pris une ampleur médiatique marquée : les prises de parole publiques, le nombre de personnes se déclarant victimes, ainsi que les dénégations de l’artiste alimentent un débat sensible entre présomption d’innocence et nécessité d’une écoute des victimes. Flavie Flament a insisté sur le fait que la parole se libérait et que la question n’était pas seulement un « parole contre parole » isolé.
Sur le plan judiciaire, la concrétisation d’une confrontation éventuelle dépendra des décisions du parquet et, le cas échéant, du juge d’instruction saisi. Flavie Flament a dit être prête à une confrontation devant un juge ; Patrick Bruel affirme vouloir défendre sa version des faits devant les instances compétentes.
Les éléments publics cités dans cet article proviennent des déclarations recueillies sur RTL et des premières publications autour de l’enquête initiale évoquée par Mediapart. Pour rappel, les interventions citées ont été tenues lors d’émissions et de communiqués publics auxquels les deux protagonistes ont participé.
Sources mentionnées : Mediapart (enquête initiale) et RTL (entretien du 22 mai 2026).


