Le 6 août 2022 restera une date marquante pour les admirateurs de Daniel Lévi : le chanteur est décédé à Marseille à l’âge de 60 ans, après un combat contre un cancer du côlon diagnostiqué en 2019. Près de quatre ans après sa disparition, une nouvelle vague de tensions familiales a refait surface le 26 mai 2026, lorsque trois de ses enfants ont publié une lettre publique dénonçant la gestion de son héritage artistique.
La lettre des enfants : des accusations directes et des regrets
Dans leur texte, Abel, Rephael et Rivka s’adressent d’abord à leur père en des termes empreints de douleur : « Pardon papa. J’ai laissé ton nom se faire entacher », écrivent-ils. La fratrie dénonce ensuite la gestion de l’héritage musical de l’artiste disparu et assure avoir été, selon leurs mots, « soumis aux décisions d’une personne sans légitimité » qui se serait « approprié » ce patrimoine sans leur accord et sans en faire « bon usage ».
Les enfants ne nomment pas explicitement la personne qu’ils visent, mais un passage de leur lettre suggère qu’ils parlent de la veuve de Daniel Lévi : « Pardon d’avoir laissé cette même personne utiliser ton nom pour créer une association trompeuse ». Il est en effet rappelé que, en 2022, une association portant le nom du chanteur a été créée par sa veuve.
La fratrie précise également se désolidariser « pleinement de toute démarche, communication, exploitation ou initiative passée, en cours ou future utilisant le nom, l’image, les droits ou l’héritage artistique » de leur père. Ils ajoutent qu’ils n’ont pas accès aux comptes officiels de Daniel Lévi sur Instagram, Facebook ou TikTok.
La réponse de Sandrine : un long message sur Instagram
Face à ces accusations publiques, Sandrine, la veuve de Daniel Lévi, a choisi de répondre via le compte Instagram de l’artiste le 26 mai. Elle affirme être « profondément attristée et surprise » par les propos publiés par les trois enfants, qu’elle situe après « huit mois de silence » à son égard et, selon elle, envers leur demi-sœur Nessyel Lévi.
Dans son message, Sandrine explique avoir rencontré Daniel en 2013 et être intervenue, à ses côtés, en tant que productrice. Elle décrit ce rôle comme un engagement appris « avec passion, loyauté, de tout [son] cœur ». Elle indique vouloir « rétablir la vérité » plutôt que « entrer dans une polémique » ou se « justifier ».
Interrogée indirectement par les accusations de mauvaise gestion financière concernant l’association créée au nom de Daniel Lévi, Sandrine rétorque que « les comptes de l’association sont publics, transparents et accessibles. Je n’ai rien à cacher ». Elle assure que sa « seule mission est et restera de faire vivre Daniel Lévi, son œuvre, sa lumière et les valeurs qu’il portait, jusqu’à [son] dernier souffle », et affirme que son action n’a « aucun intérêt financier ».
Contexte familial et position des protagonistes
Pour mémoire, Daniel Lévi a eu quatre enfants : Abel, issu d’une première union ; Rephaël et Rivka, nés de sa relation avec son ex-épouse Laure ; et Nessyel, née de sa relation avec Sandrine. Depuis le décès du chanteur, Sandrine s’est montrée active sur le compte Instagram de celui qui partageait sa vie, ce qui explique en partie l’importance des échanges publics autour de la gestion de la mémoire et des droits liés à l’œuvre du défunt.
La publication publique de la lettre des trois enfants et la réponse de la veuve mettent en lumière un conflit qui mêle émotions familiales, questions de représentation posthume et gestion d’une notoriété culturelle. Chacune des parties affirme agir au nom de la mémoire de Daniel Lévi, mais elles divergent nettement sur les moyens et la légitimité de ces actions.
À ce stade, les éléments rendus publics se limitent à la lettre des enfants et à la réponse postée sur Instagram par Sandrine. Les accusations portent sur la gestion d’une association créée en 2022 et sur l’usage du nom et de l’image de l’artiste, tandis que la veuve insiste sur la transparence financière et l’absence d’objectif lucratif de ses démarches. Les précisions complémentaires — par exemple l’accès aux documents comptables ou d’éventuelles démarches judiciaires — n’ont pas été détaillées publiquement dans les textes cités.
Ce différend illustre la complexité des héritages artistiques : au-delà du patrimoine matériel, il s’agit aussi de symboles, d’images et de droits moraux qui peuvent cristalliser des tensions familiales longtemps après la disparition d’une figure publique.
La situation reste évolutive ; pour l’instant, les échanges se déroulent principalement sur les espaces de communication sociaux et par communiqués publics. Toute évolution — prise de position officielle supplémentaire, procédure juridique ou clarification des comptes associatifs — pourrait apporter des éléments nouveaux sur la nature et l’ampleur du désaccord.


