Patrick Bruel a pris la parole ce dimanche 17 mai via ses comptes sur les réseaux sociaux pour répondre aux accusations qui le visent depuis plusieurs semaines. Pour la première fois depuis l’ouverture des affaires, le chanteur et comédien, visé par des plaintes et des témoignages, s’adresse directement au public pour clamer son innocence et dénoncer ce qu’il qualifie de « rumeurs parfois absurdes et écœurantes ».
« J’ai beaucoup hésité avant de m’exprimer » : un message mesuré mais ferme
Le communiqué commence par ces mots : « J’ai beaucoup hésité avant de m’exprimer ». Le sexagénaire y affirme n’avoir « ni violé, ni drogué » et conteste l’ensemble des accusations portées à son encontre. Selon le texte publié dimanche, il affirme que toutes ses relations passées ont été consenties et demande à être entendu dans ce cadre.
Patrick Bruel évoque explicitement les « allégations et des rumeurs parfois absurdes et écœurantes » qui circulent et dit s’étonner du surgissement de ces récits. Il rappelle par ailleurs son droit à la présomption d’innocence et annonce qu’il entend « défendre ses intérêts jusqu’au bout ».
La plainte de Flavie Flament : ce que dit Bruel
La prise de parole intervient quelques jours après la révélation de la plainte déposée par Flavie Flament. La journaliste a déclaré, vendredi, avoir porté plainte pour un viol qui remonterait à 1991, dans l’appartement de l’accusé. À cette époque, Flavie Flament dit être alors âgée de 16 ans et affirme avoir été droguée à son insu, avec un thé. Patrick Bruel, lui, conteste formellement cette version des faits.
Dans son message, il reconnaît une « brève histoire » avec la journaliste mais la qualifie de relation consentie. « Cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise. Il n’y eut ni viol, ni drogue. Je ne l’ai jamais maltraitée, ni abandonnée devant un hôtel sordide », écrit-il, soulignant par là sa version des événements et réfutant les éléments relatés par Flament.
Le chanteur appelle également à témoigner celles et ceux qui les ont côtoyés à l’époque, assurant que leur complicité et leurs souvenirs communs n’avaient jamais laissé entrevoir « une histoire différente et sordide ». Il conclut sur ce point : « Je sais simplement que cette histoire est fausse ».
Une trentaine d’autres plaignantes : la position de l’artiste
Outre la plainte de Flavie Flament, Patrick Bruel est cité dans des dossiers mettant en cause son comportement par une trentaine de femmes. Sur ce sujet, il réaffirme son innocence et répète que toutes les relations qu’il a eues étaient consenties. « Jamais je n’ai forcé une femme », écrit-il encore, ajoutant : « Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties. »
Il rappelle enfin son attachement à sa carrière d’artiste et indique qu’il se battra pour « défendre la vérité » et pour ceux qui le soutiennent. Son message insiste sur la volonté d’exercer son droit de réponse et sa détermination à se défendre devant la justice si nécessaire.
La portée médiatique et les suites possibles
La prise de parole de Patrick Bruel intervient dans un contexte médiatique tendu, où plusieurs témoignages et plaintes ont amené la justice à s’emparer de dossiers sensibles. Le chanteur, personnalité très exposée du paysage culturel, choisit d’affirmer publiquement sa version des faits, ce qui peut peser sur l’opinion publique sans préjuger du traitement judiciaire.
À ce stade, les éléments rapportés dans ce récapitulatif proviennent du message rendu public par l’artiste et des déclarations connues dans la presse : une plainte déposée par Flavie Flament concernant des faits allégués en 1991, et environ trente femmes ayant exprimé des accusations d’agressions sexuelles ou de viol. Le déroulement des procédures et les investigations en cours permettront d’établir, le cas échéant, la réalité des faits allégués.
Cette intervention publique marque une étape importante dans l’affaire : elle pose la position de l’accusé et annonce une défense active. Les prochains actes judiciaires et les éventuels témoignages complémentaires seront déterminants pour la suite, tant sur le plan pénal que sur celui de la réputation publique des personnes impliquées.


