Ce 4 mai 2026, la 37e Cérémonie des Molières est diffusée en direct sur France 2 depuis le théâtre des Folies Bergère, à Paris. Présentée par Alex Vizorek, la soirée distingue les productions et les interprètes de la saison 2024‑2025 à travers 19 catégories, du théâtre public au théâtre privé, en passant par la mise en scène, l’humour et les révélations.
Une édition ouverte entre classiques et créations
Le cru 2026 se présente comme un savant mélange d’adaptations de classiques et de créations contemporaines. Dans la catégorie du théâtre public, des titres tels que La guerre n’a pas un visage de femme de Julie Deliquet ou Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat figurent parmi les œuvres souvent citées comme favoris, portées par des mises en scène qualifiées d’ambitieuses et engagées.
Du côté du théâtre privé, la programmation met en balance spectacle populaire et exigence artistique. Le classique Art, de Yasmina Reza, revisité par François Morel, côtoie des créations comme Amadeus ou Made in France, témoignant de la diversité des propositions scéniques. « La richesse de cette édition tient à l’équilibre entre patrimoine et innovation », résume, en une phrase rapportée, un professionnel du secteur.
La sélection 2026 met aussi en lumière la variété des formats — humour, jeune public, spectacle musical — et confirme une saison foisonnante : près de 200 spectacles étaient éligibles toutes catégories confondues, selon les chiffres avancés dans les présentations officielles.
Les comédiens en lice : entre figures établies et nouveaux visages
La compétition chez les interprètes s’annonce serrée. Les noms cités parmi les prétendants comprennent Laurent Lafitte et Éric Elmosnino chez les hommes, et Ludivine Sagnier ou Romane Bohringer chez les femmes. La sélection reflète un théâtre vivant où se mêlent stars reconnues et talents émergents.
La cérémonie n’oublie pas non plus l’humour et les artistes qui attirent un public large : Ahmed Sylla ou Valérie Lemercier sont évoqués comme des figures représentatives d’un théâtre capable d’ouvrir ses portes à de nouveaux spectateurs et à de nouveaux formats.
Retour sur les parcours les plus marquants du palmarès
Au fil des éditions, certains noms se détachent par la régularité de leurs nominations et récompenses. Isabelle Huppert, par exemple, cumule dix nominations au Molière de la comédienne, un chiffre soulignant sa longévité et son engagement sur les planches. Chez les hommes, Pierre Arditi apparaît parmi les comédiens les plus souvent sélectionnés, avec cinq nominations répertoriées, aux côtés de figures historiques comme Michel Bouquet ou Robert Hirsch.
Parmi les comédiennes les plus récompensées figurent également Dominique Blanc et Isabelle Carré, dont les parcours alternent théâtre et cinéma. Cette double appartenance renforce leur visibilité et leur influence artistique, alors même que le théâtre demeure pour elles un lieu de création privilégié.
« Les Molières sont une reconnaissance précieuse, mais le vrai juge reste le public », confie, dans un témoignage rapporté, un habitué des planches, rappelant que le verdict artistique se mesure souvent au contact avec les spectateurs.
Une fête du spectacle vivant
Au‑delà des trophées, la Nuit des Molières se veut d’abord une célébration du spectacle vivant. La soirée met en avant la vitalité des scènes nationales comme des salles privées et souligne l’effervescence d’une saison riche en propositions.
En rendant hommage aussi bien aux jeunes talents qu’aux figures emblématiques, la cérémonie 2026 se veut à la fois mémoire et laboratoire : mémoire des œuvres et des carrières, laboratoire d’idées et de formes nouvelles. « Le théâtre évolue sans cesse, mais il garde cette capacité unique à rassembler », rappelle un membre de l’organisation, phrase citée dans les communications entourant l’événement.
Enfin, il convient de noter que plusieurs éléments de cet article — nominations, listes d’œuvres et chiffres cités — proviennent des communiqués et annonces de la saison. Certaines informations peuvent être issues de publications relayées sur les réseaux sociaux au moment des nominations (mention récurrente : « Une publication partagée via Instagram »), sans que cet article invente d’autres faits ou résultats.


