Figure familière de la chanson française, Shy’m a profité de sa récente apparition sur le plateau de C à vous pour se confier avec une rare émotion sur un sujet intime : sa relation avec sa grande sœur et le sentiment de culpabilité qu’elle porte depuis ses débuts.
Un parcours familial à l’origine d’une vocation
À 40 ans, l’artiste est revenue sur les premiers pas qui l’ont menée vers la scène. Connue du grand public pour des titres comme « Je sais », « Prendre l’air », « Femme de couleur » ou « Et alors », elle a rappelé que son orientation artistique vient d’un modèle familial. « C’est elle qui m’a appris l’amour du dessin, c’est elle qui m’a appris l’amour de la danse, de la chanson », a‑t‑elle expliqué lors de son échange avec Mohamed Bouhafsi.
Sa grande sœur, six ans son aînée, nourrissait elle‑même ce rêve bien avant la notoriété de la chanteuse. Shy’m insiste : c’est ce lien d’admiration et d’inspiration qui a forgé sa vocation et son rapport à l’art.
« Une culpabilité à réaliser son rêve à sa place »
Le cœur de l’interview a été consacré à une phrase lourde de sens. « Elle n’a jamais ressenti de jalousie, mais moi, je ressentais une culpabilité à réaliser son rêve à sa place », a confié Shy’m. Cette formulation revient à plusieurs reprises dans son récit : réussir là où sa sœur n’a pas pu, même involontairement, laisse une empreinte.
La chanteuse a tenté de nuancer ce sentiment. « Ce n’est pas que je ressens une injustice envers elle, mais c’est tellement beau de pouvoir réaliser un rêve, c’est tellement beau de se lever tous les jours et de faire quelque chose qu’on aime », a‑t‑elle précisé. Elle reconnaît le privilège de son parcours, tout en admettant que le fait d’« emprunter vos traces et réussir à votre place » peut être « un peu douloureux ».
Shy’m ajoute encore une confidence : « Je ne sais pas si elle a cette plaie, mais en tout cas, moi, je l’aurai toujours à vie. » L’aveu souligne la permanence d’un sentiment personnel qui ne remet toutefois pas en cause l’affection entre les deux sœurs.
Interrogée sur la réaction de son aînée, la chanteuse a été claire : malgré sa propre réussite, sa sœur « n’a jamais éprouvé la moindre jalousie ». Au contraire, selon Shy’m, « elle est extrêmement fière et elle a beaucoup d’amour envers moi ». Cette double réalité — culpabilité intérieure d’un côté, fierté sincère de l’autre — rend leur relation particulièrement touchante.
Entre carrière, maternité et nouveaux projets
Outre ce portrait intime, l’entretien a permis de rappeler la diversité du parcours artistique de Shy’m. En parallèle de la musique, elle a mené une incursion dans la comédie. Elle évoque également sa vie de mère : la chanteuse est la maman de Tahoma, détail que le public connaît et qui s’inscrit dans son image publique apaisée.
En pleine promotion, Shy’m a évoqué son retour au petit écran : elle sera prochainement à l’affiche de la deuxième saison de la série télévisée Cat’s Eyes. Le projet illustre sa volonté de multiplier les terrains d’expression sans pour autant effacer l’empreinte familiale qui l’a guidée.
La confidence faite dans C à vous éclaire d’un jour nouveau la trajectoire d’une artiste qui, malgré le succès, porte avec elle la mémoire d’un rêve partagé. Cette émotion rend son parcours plus humain et rappelle que la réussite personnelle peut se conjuguer avec des sentiments complexes.
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