Ce 14 mai 2026, M6 diffuse la finale de l’émission Les Traîtres, filmée dans le cadre imposant du château de Bournel, à Cubry (Doubs). Parmi les dernières personnalités encore en lice, Adriana Karembeu a attiré l’attention en mêlant stratégie et humour décalé. Quelques semaines plus tôt, la compagne de Marc Lavoine avait ainsi suscité l’hilarité en lançant à Issa Doumbia cette phrase devenue virale : « Je te tue avec mes seins ». Cette séquence rappelle que, vingt-cinq ans après son apogée médiatique, l’ancienne top model reste intrinsèquement liée à son image glamour et à la marque Wonderbra.
De Prague aux podiums parisiens : trajectoire d’une top model
Arrivée à Paris au milieu des années 1990, Adriana Karembeu quitte des études de médecine à Prague pour répondre à une proposition d’agence. Sa silhouette longiligne, ses jambes remarquables et son visage travaillent vite en sa faveur. Les maisons Thierry Mugler, Givenchy, Lanvin et Karl Lagerfeld comptent parmi celles qui la sollicitent.
Mais c’est son rôle d’égérie pour Wonderbra qui transforme son statut en phénomène mondial. À la fin des années 1990 et au tournant des années 2000, la marque impose le soutien‑gorge push‑up comme objet de mode et comme symbole d’une féminité assumée. Adriana devient alors l’une des figures les plus visibles de ce mouvement, incarnant ce glamour très médiatisé.
Wonderbra : comment une campagne a bouleversé la lingerie
Wonderbra, créée au Canada puis popularisée internationalement dans les années 1990, profite d’une stratégie publicitaire audacieuse et d’égéries puissantes. Les campagnes de la période redéfinissent les codes après les silhouettes androgynes des années 1980 et remettent les courbes féminines à l’honneur.
Conséquence directe : les ventes explosent. Aux États‑Unis, le modèle push‑up se vend alors à un rythme fulgurant, un exemplaire toutes les quinze secondes selon les chiffres évoqués à l’époque. En France, la présence d’ambassadrices comme Adriana Karembeu fait doubler, selon le récit du marché, les ventes de certains modèles sur quelques années.
Adriana elle‑même a raconté avec humour les coulisses de sa sélection pour la marque. En 2018, elle déclarait : « J’ai un peu triché, et j’ai été choisie », expliquant qu’elle avait glissé des chaussettes dans son soutien‑gorge lors du casting pour accentuer le décolleté. L’anecdote est devenue culte et illustre la part de spectacle qui a entouré ces campagnes.
Une image qui perdure et se réinvente
Si Wonderbra a contribué à forger sa notoriété, Adriana Karembeu n’est pas restée cantonnée au seul univers de la mode. Animatrice, actrice, chroniqueuse et ambassadrice humanitaire, elle a diversifié sa carrière avec succès. Son duo avec le médecin et animateur Michel Cymes, dans Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain, a notamment modernisé son image auprès du grand public.
En 2024, elle défendait encore l’héritage de ces campagnes, estimant que la publicité Wonderbra « n’était pas sexiste mais extrêmement féministe ». Pour elle, ces images valorisaient la confiance en soi et l’affirmation d’une féminité assumée plutôt que la simple provocation.
À 54 ans, la femme qui partage aujourd’hui la vie de Marc Lavoine conserve une aura singulière. Sa participation à l’édition 2026 des Traîtres la remet sous les projecteurs, non seulement comme icône mode mais aussi comme personnalité stratégique et populaire. Son affrontement avec Isabelle Morini‑Bosc, suivi d’émotions et de réactions, a marqué les téléspectateurs et alimenté les discussions autour de l’émission.
Qu’il s’agisse des campagnes qui ont fait entrer une marque de lingerie dans la culture populaire mondiale, ou des apparitions télévisées récentes, l’héritage Wonderbra reste indissociable d’une période précise de la mode et de la célébrité. Adriana Karembeu, elle, continue d’incarner ce chapitre avec la même élégance et une capacité à surprendre les foules.
Une publication partagée via Instagram est mentionnée dans le dossier médiatique récent, soulignant que l’ancienne top model utilise les réseaux pour rappeler son parcours et échanger avec son public.


