Ce mardi 2 juin, Léa Salamé a reçu Panayotis Pascot durant le journal de 20 heures sur France 2. L’entretien, tourné autour de la promotion de son nouveau spectacle Entre les deux, a surtout donné lieu à des confidences inhabituelles sur l’enfance et les goûts singuliers du comédien et auteur de 27 ans.
Un invité pluriel présenté par Léa Salamé
Léa Salamé a ouvert le portrait en soulignant la diversité des activités de Panayotis Pascot : « C’est un artiste multi cartes très talentueux. Un auteur, acteur, réalisateur, producteur. » Elle a rappelé le succès de son premier livre, La prochaine fois que tu mordras la poussière (Stock), vendu à 400 000 exemplaires et adapté au théâtre, avant d’annoncer la tournée de son nouveau seul en scène, Entre les deux.
Panayotis Pascot présente ce spectacle par cette formule : « Ça y est, je crois que je suis officiellement un adulte et c’est beaucoup moins excitant que ce qu’on m’avait vendu… ». Le comédien a précisé qu’il jouera les 6 et 7 novembre prochains au Dôme de Paris, et que la tournée passera « partout en France » ensuite. Entre-temps, il a accepté une invitation exceptionnelle sur une scène emblématique : l’Opéra Garnier à Paris.
À l’Opéra Garnier : « je me sens tellement chanceux »
Interrogé par la journaliste de 46 ans, Panayotis Pascot a confié son enthousiasme à l’idée de se produire à l’Opéra Garnier : « C’est exceptionnel, je me sens tellement chanceux. J’ai hâte. J’adore ce lieu. » Selon les éléments donnés lors de l’émission, il montera sur les planches de l’Opéra Garnier le 5 juin, une date qu’il a qualifiée d’« exceptionnelle ».
La séquence promotionnelle a permis de rappeler le cheminement artistique de Pascot, ancien chroniqueur de l’émission Quotidien, devenu auteur à succès et humoriste. Léa Salamé a mis en avant la réussite commerciale de son précédent ouvrage avant de laisser l’invité se livrer sur des souvenirs d’enfance tantôt cocasses, tantôt étonnants.
« J’ai toujours été un vieux monsieur » : confidences d’enfance
Lors de l’échange, Panayotis Pascot a employé une formule surprenante pour décrire ses années d’enfant : « J’ai toujours été un vieux monsieur. » Il a expliqué que c’était même le ressenti de sa mère, qui lui aurait dit récemment : « Tu es assez vieux, je peux te le dire maintenant, tu m’effrayais quand tu étais petit. »
Il a illustré cette remarque par des anecdotes : « Je revenais dans le salon à 7 ans, je disais : ‘Ils ont dit quoi aux infos ? Je faisais pipi’. Quand je loupais les infos, je voulais tout suivre. » Ces confessions dessinent l’image d’un petit garçon précoce, déjà occupé par des centres d’intérêt peu communs pour son âge.
Panayotis a aussi évoqué d’autres loisirs qu’il juge aujourd’hui « étranges » : « J’ai fait six ans d’accordéon. J’ai décidé moi-même de faire six ans d’accordéon. Quel vioque ! » Il a enchaîné avec une autre passion peu ordinaire : « J’étais fan d’Indochine. Pas le groupe, le pays. J’adorais l’Indochine. Je regardais toutes les infos sur l’Indochine. »
Sur un ton mi-sérieux, mi-ironique, il a ajouté : « Il se peut que je portais des bérets mais je n’ai pas besoin de tout vous dire non plus, c’est le JT. Mais, j’étais un vioc, j’étais effrayant, je mangeais des pains aux raisins. » Ces morceaux d’autodérision ont amusé Léa Salamé et permis de nuancer l’image du jeune artiste.
Entre promotion et tendresse familiale
Si l’objet principal de l’intervention restait la promotion du spectacle Entre les deux, l’échange a surtout offert un portrait intime et amusé de Panayotis Pascot, entre sincérité et mise en scène de sa singularité. Ses références (livre vendu à 400 000 exemplaires, dates de représentation mentionnées) permettent de situer sa trajectoire : d’un passage remarqué dans une émission télévisée à une carrière d’auteur-comedien couronnée de succès.
La mention, répétée à l’antenne, selon laquelle sa mère le trouvait « effrayant » enfant ajoute une touche de tendresse et souligne le rapport assumé de l’artiste à l’autodérision. Sans prétendre à l’analyse psychologique, ces confidences dressent le portrait d’un artiste qui cultive un décalage entre son apparence juvénile et des penchants pour des choses « d’un autre âge », thème qu’il semble exploiter sur scène.
La séquence a été résumée en une citation partagée sur les réseaux : « J’ai toujours été un vieux monsieur. Ma mère m’a dit : ‘Tu m’effrayais quand tu étais petit.’ » Ce type de formule, à la fois percutante et légère, a contribué à faire de l’intervention un moment marquant du JT.


