Le monde du cinéma français est en deuil. Selon un communiqué relayé par l’AFP, l’actrice Nathalie Baye est décédée le vendredi 17 avril 2026 à l’âge de 77 ans, entourée de ses proches dans son domicile parisien.
Les semaines précédant sa disparition, Nathalie Baye avait été hospitalisée pour des problèmes de santé. Sa fille, Laura Smet, avait quitté le sud pour revenir s’installer à Paris et rester auprès d’elle. D’après le communiqué transmis par l’AFP, la cause du décès est la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative peu courante mais brutalement invalidante.
Un décès annoncé par l’AFP et vécu en famille
L’annonce, sobre et confirmée par l’agence, souligne que l’actrice s’est éteinte au milieu des siens. La proximité familiale dans les derniers instants — la présence de Laura Smet — illustre l’intensité de la prise en charge privée autour d’un proche malade lorsque la maladie progresse.
Peu de détails médicaux supplémentaires ont été fournis dans le communiqué. Les informations disponibles indiquent toutefois que Nathalie Baye avait connu des hospitalisations dans les mois précédant sa mort, sans que le compte rendu public précise l’évolution précise de la maladie ou les soins reçus.
La maladie à corps de Lewy : témoignages et précédents
La maladie à corps de Lewy (démence à corps de Lewy) est évoquée en lien avec d’autres personnalités ayant souffert de troubles similaires. Parmi elles, la présentatrice Catherine Laborde, dont le diagnostic remonte à 2018, a été citée dans le même contexte.
Des proches ont partagé des descriptions de l’impact de la pathologie sur le quotidien. « C’est une maladie très compliquée. (…) Elle perd la notion d’espace. Des fois elle est très présente, puis subitement elle part ailleurs », expliquait sa soeur au micro de Jordan de Luxe en 2024.
Françoise Laborde avait également ajouté : « Elle va dire un mot à la place d’un autre. (…) Elle ne peut pas rester toute seule une seconde, impossible. Elle peut avoir des attaques de panique, elle peut tomber… Avoir une conversation soutenue n’est plus possible ». Ces témoignages donnent un aperçu des variations cognitives et comportementales propres à cette maladie, souvent mal appréhendée du grand public.
Quand le diagnostic se confond avec Parkinson : le cas de Robin Williams
La démence à corps de Lewy a aussi été médiatisée à l’étranger, notamment par le drame de l’acteur Robin Williams. Retrouvé mort en 2014 à l’âge de 63 ans, il avait d’abord été diagnostiqué comme atteint de la maladie de Parkinson. Après son décès, l’autopsie a révélé une démence à corps de Lewy avancée, expliquant des symptômes qui avaient alors été mal interprétés.
Dans le documentaire Robin’s Wish, sa compagne a raconté que Robin Williams « luttait sans le savoir » contre une maladie mortelle, évoquant anxiété, paranoïa, insomnie et cauchemars au cours de la dernière année de sa vie. Elle a conclu que le cas était « l’un des pires » que des professionnels de la médecine aient observés. Le témoignage et le constat post-mortem ont contribué à une meilleure connaissance publique des confusions possibles entre Parkinson et la démence à corps de Lewy.
Sur les réseaux, l’histoire de Robin Williams est fréquemment rappelée pour sensibiliser : « More people need to know Robin Williams did not commit suicide because of depression it was his advanced Lewy body dementia » (tweet : https://pic.twitter.com/zET3B7fNXl), citation relayée dans plusieurs échanges en ligne sur la maladie.
Le décès de Nathalie Baye replace cette maladie au centre de l’attention médiatique, rappelant combien le diagnostic et l’accompagnement des malades restent des enjeux humains et médicaux majeurs. Les informations publiques à ce stade proviennent du communiqué des proches et du relais de l’AFP ; aucun autre détail médical n’a été rendu public.


