Après quatre ans d’absence des studios et un virage assumé vers la comédie, Nolwenn Leroy annonce un retour à la musique planifié pour 2027. Libre de tout engagement avec Universal, la chanteuse bretonne présente ce projet comme un nouveau départ artistique, déterminé et réfléchi.
Une parenthèse artistique consacrée à la fiction
Depuis La Cavale, son album paru en 2021 et produit par Benjamin Biolay et Pierre Jaconelli, Nolwenn Leroy a mis la musique entre parenthèses pour explorer l’acting. Cette réorientation lui a notamment permis d’intégrer la série Brocéliande et, plus récemment, d’être annoncée au casting de L’été 36, la nouvelle série de TF1 dont la promotion l’a conduite à évoquer publiquement ses projets musicaux.
« C’est vrai que là, le temps, ça commence à faire un petit bout de temps depuis le dernier album. Je sens que beaucoup commencent à me poser la question sur cette parenthèse », reconnaît-elle auprès de Gala. Elle explique simplement que « l’acting prend un peu plus de place que prévu », laissant entendre que la comédie lui a offert un autre terrain d’expression et un équilibre personnel presque thérapeutique.
La liberté après vingt-cinq ans chez Universal
Un élément majeur de sa trajectoire retient l’attention : après vingt-cinq ans passés chez Universal, Nolwenn Leroy a tourné une page professionnelle importante. « La Cavale était mon dernier album et ça faisait vingt-cinq ans que j’étais chez eux. Aujourd’hui, je n’ai jamais été aussi libre », confie-t-elle, sans nostalgie excessive mais avec la lucidité de qui sait que la liberté exige des choix.
Cette rupture contractuelle ouvre des possibilités — mais impose aussi la nécessité de tout reconstruire : nouvelle équipe, stratégie et positionnement. Nolwenn précise que « la question va être de comment embrasser cette liberté du mieux possible en m’entourant aujourd’hui des bonnes personnes à des postes stratégiques par rapport à ce qui est devenu la musique aujourd’hui ». Le propos montre qu’elle entend aborder ce retour avec méthode plutôt qu’à la va-vite.
Elle n’ignore pas les transformations profondes du secteur : l’évolution du modèle des maisons de disques, l’essor des artistes indépendants et la distribution numérique ont changé les règles du jeu. « Je pense que c’est une chance à la fois par rapport au parcours qui a été le mien. À la fois, c’est merveilleux, et à la fois c’est vertigineux quand on a travaillé autrement pendant vingt ans », admet-elle, soulignant le contraste entre expérience acquise et nouveaux codes à maîtriser.
2027 : un retour mûri et conceptualisé
La date annoncée est nette : « Je vais revenir bientôt, je mise tout sur 2027 ». L’engagement temporel marque une volonté de planification. Nolwenn Leroy insiste sur l’importance d’un travail en amont : ce projet ne sera pas précipité et devra s’appuyer sur un « concept fort », une colonne vertébrale artistique qui servira de fil conducteur.
Le mot d’ordre est la qualité. Après des années passées à travailler avec des structures établies, la chanteuse souhaite aujourd’hui définir elle-même les contours de sa trajectoire musicale, en choisissant des collaborateurs capables de porter ce « concept fort » et d’adapter la promotion et la diffusion à l’écosystème actuel.
Pour ses fans, cette promesse vaut patience. Le retour annoncé en 2027 laisse le temps à l’artiste de bâtir une proposition cohérente et réfléchie, qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière après des années de double casquette — chanteuse et comédienne — et une collaboration longue avec une grande maison de disques.
Restent des questions pratiques : forme musicale du projet, format (album, EP, singles), partenaires et calendrier de sortie. Nolwenn Leroy a choisi, pour l’instant, la prudence et l’exigence, privilégiant une préparation en profondeur plutôt qu’une communication prématurée.
Entre la scène télévisuelle et le studio, l’année 2027 est présentée par la principale intéressée comme le moment opportun pour réengager sa carrière musicale, libre et repensée. En attendant, elle poursuit son chemin artistique, partagée entre la fiction qui l’a enrichie ces dernières années et la musique, prête à renaître selon des codes qu’elle souhaite désormais inscrire elle‑même.


