Invité sur le plateau du Buzz TV, François Berléand a de nouveau fait étalage de sa longue appétence pour la scène et le jeu. À bientôt 74 ans, l’acteur refuse l’idée d’une retraite tranquille : loin de ralentir, il confie son souhait de continuer à jouer « jusqu’à la fin », allant même jusqu’à déclarer vouloir « mourir sur scène ». Une formule choc, qui dit autant sa passion intacte que sa conception du métier.
« Mourir sur scène » : une déclaration sans détour
Interrogé sur son avenir professionnel, François Berléand n’a pas cherché à adoucir sa réponse. « Certains acteurs prennent leur retraite. Mais, moi, si je peux mourir sur scène, ce sera avec plaisir. Et autant le faire au théâtre devant un public ! », a-t-il affirmé dans l’émission. La phrase, rapportée telle quelle, reflète une vision romantique et exigeante du travail d’acteur : pour lui, la scène reste le lieu ultime où se mesure la vie d’un comédien.
La formulation volontairement abruptе a suscité l’attention des médias et des téléspectateurs. Elle s’inscrit dans la continuité d’une carrière marquée par des choix de rôles variés et un attachement clair à l’écriture et à la qualité des projets.
Phoenix : un rôle qui le séduit et des conditions strictes
François Berléand est actuellement à l’affiche de la minisérie Phoenix, diffusée sur France 2 et disponible sur France.tv, où il incarne Jean Humbel, le directeur d’une ONG environnementale. Le scénario met en scène un groupe de six jeunes activistes écologistes qui kidnappent les enfants de grands dirigeants européens pour dénoncer des promesses climatiques non tenues et exiger une rançon au profit d’une ONG. Un pitch audacieux qui a immédiatement attiré l’acteur.
« C’était tellement bien écrit, j’ai lu les six épisodes à la suite. Il y a un suspense absolument incroyable », confie-t-il à propos du scénario. Mais cet enthousiasme ne l’a pas empêché d’être exigeant : avant d’accepter le rôle, il a contacté le réalisateur pour poser une condition précise — que le projet respecte fidèlement le scénario tel qu’il l’avait lu. Ce souci de préserver l’intégrité dramatique témoigne de l’importance qu’il accorde à l’écriture dans le choix de ses engagements.
Tournage difficile et respect de l’équipe
Le tournage de Phoenix n’a pas été de tout repos : selon ses confidences, l’équipe a dû composer avec deux mois de pluie quasi ininterrompue. L’acteur souligne la ténacité des jeunes comédiens, « trempés » et contraints de se changer à chaque prise, et salue le travail du réalisateur. La condition physique et morale nécessaire sur un plateau exigeant renforce, pour Berléand, la valeur du collectif et de la direction artistique.
Par ailleurs, l’acteur s’est déclaré rassuré quant à l’avenir du cinéma en salle. Pour lui, l’expérience collective offerte par la projection sur grand écran reste irremplaçable, même si la production audiovisuelle connaît des transformations constantes.
Parmi ses souvenirs de plateau, François Berléand évoque avec affection Mon Idole, réalisé par Guillaume Canet : « C’était un rôle qui me convenait tellement bien », confie-t-il, avec une pointe de nostalgie. Ce rappel illustre la diversité de sa filmographie et l’attachement qu’il porte à certains personnages qui lui ont permis de se révéler au public.
La déclaration sur la retraite — ou plutôt son absence — s’inscrit donc dans une trajectoire cohérente : un comédien qui place la contrainte artistique et la relation au public au centre de son rapport au métier. Qu’il s’agisse du théâtre, du cinéma ou des séries, François Berléand semble vouloir prolonger le plus possible ces expériences, quitte à préférer une fin « sur scène » plutôt qu’un retrait progressif.
« Je veux mourir sur scène », affirme François Berléand dans Le Buzz TV. pic.twitter.com/XNYL37CjRc


