À 50 ans, Alexandra Lamy porte à l’écran une revendication intime : comment son rôle dans Pour le plaisir fait bouger le silence autour de l’orgasme féminin

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En pleine promotion du film Pour le plaisir de Reem Kherici, sorti ce mercredi 6 mai 2026, Alexandra Lamy s’est livrée sans détour sur un sujet encore trop souvent tabou : l’orgasme féminin. L’actrice, sollicitée pour de nombreuses interviews à l’occasion de la sortie, a multiplié les confidences, notamment auprès de Brut et du journal La Dépêche.

Le rôle qui bouscule un tabou

Dans Pour le plaisir, Alexandra Lamy incarne une femme quinquagénaire qui avoue à son mari ne jamais avoir connu l’orgasme. Interrogée dans les colonnes de La Dépêche, l’actrice explique pourquoi ce personnage lui tient à cœur : « Ce que j’adore, c’est qu’elle est à l’âge parfait pour aborder ce sujet, la cinquantaine. (…) Elle arrive à mettre les mots et moi j’adore qu’elle dise : ‘J’ai envie de jouir ! J’ai le droit!’ ». Ces phrases, reprises telles quelles par l’actrice, cristallisent le propos du film et la liberté d’expression du personnage.

Alexandra Lamy ajoute la dimension dramatique et intime du rôle : « Elle a 50 ans et elle aime son mari mais elle ne veut pas mourir sans connaître l’orgasme, cette fameuse apothéose. Et cette liberté-là est extraordinaire ». La comédienne souligne ainsi la tension entre amour conjugal et quête personnelle de plaisir, thème central du long métrage.

Parler du plaisir féminin, un enjeu générationnel

Au micro de Brut, Lamy a réitéré son enthousiasme pour le personnage : « J’ai adoré ce personnage parce que j’adore le fait qu’elle puisse dire : ‘J’ai 50 ans, j’ai le droit de jouir !’ ». Elle a aussi évoqué un souvenir personnel, alors adolescente, qui illustre le poids des tabous : la comédienne se rappelle d’avoir surpris sa mère en conversation avec d’autres femmes, échangeant sur le plaisir, l’exploration du corps et la nécessité de se connaître. « Parler du plaisir féminin, c’était comme si on disait un gros mot », confie-t-elle.

Selon Lamy, cette réticence n’est pas seulement individuelle mais collective et historique. Elle rappelle que, « il n’y a pas très longtemps, à la fin des années 1960, les femmes demandaient encore si elles avaient le droit de jouir ! » : une citation employée pour situer le débat dans une perspective générationnelle et sociale.

Le sextoy évoqué comme outil de connaissance

Le film met en scène un objet précis : le Womanizer, sextoy clitoridien mentionné dans le scénario. Alexandra Lamy en parle comme d’un instrument d’émancipation plutôt que d’une simple curiosité. Interrogée sur la chaîne OnTime, elle décrit le dispositif comme « une façon de connaître notre corps, et de pouvoir en parler avec notre partenaire ». Elle insiste que la découverte du plaisir ne se résume pas à l’orgasme, même si celui-ci reste « hyper important » : l’exploration et la compréhension du propre corps constituent selon elle l’enjeu principal.

Dans ses interventions, Lamy souligne une réalité souvent négligée : « Beaucoup de femmes ne savent pas parce qu’elles ne connaissent pas leur corps. On se projette dans son personnage parce qu’il n’y a pas très longtemps… ». Le propos met en lumière un déficit d’éducation intime et d’échanges ouverts sur la sexualité féminine, même au sein des couples.

Sur les réseaux, l’actrice a par ailleurs partagé une publication via Instagram liée à la sortie du film. Le contenu précis de cette publication n’est pas détaillé ici, mais sa présence témoigne de l’accompagnement médiatique multiplateforme de la promotion.

Une prise de parole assumée

En choisissant de porter cette histoire à l’écran et d’en parler publiquement, Alexandra Lamy participe à normaliser une discussion longtemps mise à l’écart. Ses déclarations, diffusées lors des interviews pour la sortie du film le 6 mai 2026, insistent sur le droit des femmes à explorer et revendiquer leur plaisir, quel que soit l’âge.

Le film de Reem Kherici, par le biais d’un personnage frontal et d’un propos assumé, vise à ouvrir le débat au grand public. Lamy, par ses témoignages et ses références personnelles, cherche à transformer un sujet intime en conversation collective, sans accompagnement moralisateur mais avec la volonté de déstigmatiser.

À la croisée du comique et du sensitif, Pour le plaisir entend mettre en scène des réalités souvent tus et encourager un dialogue plus franc sur la sexualité féminine.

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