Après plus d’un mois d’absence lié à l’actualité sportive, Michel Drucker a retrouvé son fauteuil rouge sur France 3 le 10 mai, à l’occasion d’un nouveau numéro de Vivement dimanche. À 83 ans, l’animateur conserve ce rendez‑vous dominical depuis près de trente ans, accueillant sur son plateau des personnalités de tous horizons.
Une surprise émouvante en plateau
Invité la même journée de l’émission En Raphäl sur YouTube, Michel Drucker a poursuivi les confidences et souvenirs. Au fil des échanges — de ses débuts au magazine Terre Air Mer à sa rencontre avec sœur Emmanuelle, en passant par Bigflo & Oli — l’entrevue a pris une tournure plus personnelle après une trentaine de minutes.
« Qu’est‑ce que je suis content de te voir. Je pensais que tu étais à Phnom Penh », a lancé l’animateur en enlaçant Yleng Kem, entrée à l’improviste dans le studio. Très ému, il a répété : « C’est un peu ma fille tu sais ». Il a ajouté avec fierté : « Moi, je considère que j’ai deux filles. Il y a Stéfanie Jarre […] Et puis, il y a ma petite Yleng qui est venue en 1979 ».
Une histoire de famille choisie
Le lien entre Michel Drucker et Yleng Kem remonte à la fin des années 1970. Selon l’animateur, la jeune Cambodgienne, alors arrivée en France et placée à la DDASS à l’âge de 16 ans, a été accueillie par Michel et sa femme Dany. « On avait un appartement avec une chambre en plus. Ce n’était pas loin de Cognacq‑Jay où je travaillais et on a fait une demande pour recevoir une Cambodgienne et c’est Yleng qui est venue, qui a passé dix ans chez nous », a raconté Michel Drucker.
Il précise encore : « Elle ne parlait pas bien français, on s’est occupé de ses études en Angleterre ». Ces années partagées ont jeté les bases d’un attachement profond, souvent qualifié par Michel de relation père‑fille.
Parcours professionnel et engagement humanitaire
Née en 1959 et rescapée des massacres des Khmers rouges au Cambodge, Yleng Kem a vu sa trajectoire transformée par son arrivée en France. Après des études brillantes, elle s’est imposée dans le milieu de la haute couture. « À 23 ans, elle est alors devenue première d’atelier pour Pierre Cardin », a souligné Michel Drucker, qui se dit fier du chemin parcouru par Yleng.
Selon lui, « un jour, elle a été engagée. Pierre Cardin a terminé sa vie, Yleng était à ses côtés. Elle est arrivée, elle ne savait pas grand‑chose. Elle a fini par coudre les plus belles robes du monde pour les princesses du monde entier ». Ces propos évoquent une évolution professionnelle marquante, de l’apprentissage à la maîtrise d’un savoir‑faire reconnu internationalement.
Parallèlement à son parcours dans la mode, Yleng reste investie dans son pays d’origine. Elle est cofondatrice de l’association Padouma, qui mène des actions concrètes dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la culture au Cambodge. Michel Drucker figure parmi les parrains de l’association et met son nom au service de ces causes en faveur des populations défavorisées.
La rencontre récente en studio a rappelé au public la relation intime et durable entre l’animateur et la Cambodgienne, relation née d’une décision familiale prise il y a plusieurs décennies et entretenue depuis.
Une publication partagée via Instagram a également illustré cette rencontre, témoignant de l’émotion partagée par les protagonistes et de l’attention portée par les spectateurs à ces retrouvailles.


