Le 4 juillet 2026 restera une date marquante pour l 27élimination du Paraguay en huiti e8me de finale de la Coupe du monde, mais pas seulement pour le score. Au lendemain de la victoire 1-0 de la France, une controverse politico-sportive a éclaté : la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié des propos à caractère raciste visant Kylian Mbappé, qui a répliqué publiquement sur ses réseaux sociaux.
Les propos de la sénatrice et leur diffusion
Peu apr e8s le match, Celeste Amarilla a signé plusieurs messages sur X (anciennement Twitter) s’en prenant au capitaine des Bleus. Dans un post en espagnol largement relayé, elle a tenu des attaques personnelles et raciales : « Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid », écrivait-elle, selon la transcription diffusée dans les médias.
Elle est allée plus loin en commentant la fin de match et un échange entre Orlando Gill, le gardien paraguayen, et Mbappé — le Français de 27 ans ayant refusé de saluer Gill à l’issue de la rencontre. Dans un autre message, Amarilla a qualifié Mbappé d’« analphabète » et a utilisé une image insultante comparant son éducation à des « noix de coco » et évoquant des « chimpanzés ». Le post contenait aussi une phrase provocatrice : « Le hubieras mostrado el dedo Orlando Gill, yo lo hago en el senado y no pasa nada !!! » (Tu aurais dû lui faire un doigt d’honneur, Orlando Gill ; moi, je le fais au Sénat et il ne se passe rien), reprise telle quelle dans la retranscription publique.
La riposte de Kylian Mbappé et la réaction de la FFF
Face à ces attaques, Kylian Mbappé a choisi de répondre lui ad-même sur ses comptes sociaux. Dans un message ferme et direct il a écrit : « Madame Celeste Amarilla, vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays. Je ne laisserai jamais aux gens comme elle, la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde. »
La Fédération Française de Football (FFF) a soutenu son capitaine via un communiqué. La fédération a qualifié les propos de la sénatrice d’« abjects et inacceptables », les considérant « délictueux et condamnables ». La FFF a annoncé avoir procédé à un signalement au parquet en vue de poursuites judiciaires, estimant que les attaques visaient non seulement un joueur mais, par extension, l’image de la France.
Contexte et retombées
La sortie d’Amarilla intervient dans un contexte déjà tendu : la rencontre avait été marquée par des accrochages verbaux et des polémiques de part et d’autre, notamment autour du refus de Mbappé de serrer la main du gardien adversaire à la fin du match, geste qui a alimenté commentaires et critiques.
Au-del e0 de l’incident individuel, cette affaire soulève des questions plus larges sur la place des responsables politiques dans les débats sportifs et sur la lutte contre le racisme dans le football international. Les réactions publiques ont été vives : des défenseurs des droits humains aux représentants institutionnels, plusieurs voix ont condamné les insultes raciales.
Il est important de noter que les citations reproduites ici proviennent des publications initiales diffusées par les médias et les réseaux sociaux. Certaines formulations ont circulé en traduction et en transcription ; la teneur générale des propos est cependant claire : des insultes racistes ont été proférées à l’encontre d’un joueur français, ce qui a déclenché la réponse ferme de la victime et une réaction institutionnelle.
Ce que dit la suite
La FFF a indiqué avoir saisi la justice, ouvrant une voie judiciaire qui pourra établir d’éventuelles suites pénales ou administratives contre l’élue. Du côté sportif, l’incident risque d’alimenter le débat sur le respect entre acteurs du sport et sur la responsabilité des personnalités publiques dans la diffusion de propos haineux.
Pour l’instant, l’attention reste portée sur les conséquences juridiques dénoncées par la FFF et sur la manière dont les autorités paraguayennes, si elles réagissent, envisageront de répondre à ces accusations portées contre une élue de leur assemblée. Les supporters, les observateurs du football et les acteurs politiques attendent désormais des actions concrètes pour que de tels propos ne restent pas sans suite.


