La brouille publique entre Anthony Delon et son frère cadet Alain-Fabien Delon prend une tournure de plus en plus tendue, entre accusations graves, publications sur les réseaux sociaux et menaces de procédures judiciaires. Au cœur du conflit : la mort du chien Obba, des reproches sur la garde d’autres animaux, et — plus récemment — des accusations d’incendie visant la propriété familiale de Douchy.
La mort d’Obba et les premières accusations
Le point de départ de la querelle remonte à novembre 2024, date à laquelle le chien Obba est décédé. Très vite, Alain-Fabien a pointé du doigt son grand frère, l’accusant d’être responsable de la disparition. L’affaire a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux après la diffusion de photos et de messages, suscitant une forte émotion et l’intervention de l’association 30 Millions d’Amis.
Face aux accusations, Anthony Delon a publié sa version des faits sur ses comptes publics et annoncé son intention de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Ces démarches judiciaires traduisent la gravité des allégations et expliquent en partie l’escalade médiatique entre les deux frères.
L’accusation d’incendie à Douchy
La tension s’est encore amplifiée avec la diffusion par Anthony, le lundi 20 avril 2026, d’une vidéo tournée devant l’ancien refuge de leur père, situé à Douchy, et associé à la famille Delon. Dans cette séquence publiée sur Instagram, il montre une pelouse brûlée et des traces de cendres, affirmant qu’un incendie se serait déclaré quelques jours auparavant.
Face caméra, Anthony accuse directement son frère d’avoir provoqué ce sinistre et qualifie son comportement de dangereux. Il précise qu’un signalement a été effectué auprès de la gendarmerie et affirme vouloir mettre un terme à ce qu’il appelle des « dérapages ». Ces éléments contribuent à entretenir l’attention médiatique autour du différend.
La riposte d’Alain-Fabien, point par point
Alain-Fabien n’est pas resté silencieux. Il a publié un long message sur Instagram pour répondre aux accusations, attaquer le mode de communication de son frère et défendre sa conduite. Il commence par se moquer des vidéos d’Anthony : « Je ne fais pas de photos à Douchy pour entretenir mes réseaux ou choper des followers. Je suis heureux de voir finalement que tu as trouvé ta vocation, influenceur. Certainement digne d’un Delon. »
Sur la question des animaux, Alain-Fabien dément l’image qui lui est prêtée. Il assure s’occuper pleinement de ses chiens, qu’il décrit comme « éduqués et encadrés, même en son absence ». Il précise que certains chiots lui ont été confiés par une personne en situation de précarité qu’il dit avoir aidée, mettant en avant son engagement personnel envers leur bien‑être.
Sur le fond des accusations, le ton monte. Il invoque l’éducation de leur père et conteste la version donnée par Anthony : « Papa m’a inculqué l’amour des animaux, il n’aurait jamais fait abattre un chien quelque soit les circonstances. Et ce chien n’était pas le “tueur fou” que tu décris publiquement pour essayer de te disculper. Je devrais “faire preuve de gratitude” selon toi. La justice tranchera. »
Concernant l’incendie, Alain‑Fabien rejette toute responsabilité et s’érige contre la manière dont son frère le présente : « Désormais il te plait de me faire passer pour un être “dérangé” en montant de toute pièces cette histoire de feu dont je ne suis pas le responsable. »
Le message mêle défense personnelle, attaque des méthodes de communication et promesse implicite de laisser la justice établir les faits là où les versions divergent.
À ce stade, les éléments publics se limitent aux publications et déclarations sur les réseaux sociaux, à la mention d’un signalement à la gendarmerie et à l’annonce d’une plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Les deux frères se renvoient la responsabilité des événements et laissent la justice et, possiblement, des enquêtes externes, trancher les points litigieux.
La querelle Delon demeure donc ouverte et très médiatisée : elle illustre la fragilité des conflits familiaux lorsque privés et publics se confondent sur les réseaux sociaux, et rappelle que les procédures judiciaires seront déterminantes pour établir la vérité sur ces accusations.


