La controverse autour de Michael Jackson, plus de dix-sept ans après sa mort, reprend de l’intensité. En février 2026, quatre frères et sœurs ont déposé une plainte contre la succession de la star, affirmant avoir été victimes d’abus sexuels lorsqu’ils étaient mineurs. Ces nouvelles accusations, relayées dans un climat déjà chargé par la sortie d’un biopic, ont conduit Jacky Lombard, ancienne productrice française et collaboratrice proche de l’artiste, à répondre publiquement le mercredi 6 mai 2026 sur RTL à Marc‑Olivier Fogiel.
Un contexte judiciaire et médiatique ravivé
Les plaintes déposées en février 2026 relancent un débat ancien et sensible autour de l’image de Michael Jackson, disparu en juin 2009. L’affaire s’inscrit dans une série d’événements judiciaires et médiatiques : les plaintes récentes, la mémoire du procès de 2005 où il avait été acquitté, les enquêtes du FBI, et la résonance internationale du documentaire Leaving Neverland, qui avait donné la parole à deux hommes affirmant avoir été victimes d’abus dans leur enfance.
La succession du chanteur, déjà confrontée à des procédures passées, doit de nouveau se préparer à des échéances judiciaires mentionnées dans l’article originel pour novembre 2026. Dans ce contexte, la sortie d’un biopic consacré à Michael Jackson est perçue par certains acteurs comme un facteur déclencheur : Jacky Lombard elle-même a dit s’attendre, selon ses termes, à ce que « ça allait sortir dans tous les sens » après la diffusion du film.
La prise de parole ferme de Jacky Lombard
Interrogée en direct par Marc‑Olivier Fogiel, Jacky Lombard a rejeté avec force l’étiquette de pédophilie attribuée à Michael Jackson. Son jugement est sans équivoque : « Michael Jackson, pédophile ? Ça, je ne pourrais pas l’accepter. Impossible. »
La productrice a replacé ses propos dans le cadre d’une relation professionnelle et humaine longue avec l’artiste. Elle rapporte une confidence de Michael Jackson : « Il m’avait dit : ‘On va bientôt parler de moi et il ne faut pas croire ce qu’on va dire’ ». Pour elle, cette phrase illustrait la conscience qu’avait l’artiste de sa vulnérabilité face aux rumeurs.
Sur la question des accords financiers avec certaines familles — un élément souvent cité dans les affaires relatives à la star — Jacky Lombard a nuancé sa position. Elle a attribué ces règlements à l’entourage juridique de Michael Jackson : « Ce sont les avocats qui avaient fait ça. Moi, j’aurais poursuivi les parents personnellement, parce que les parents ont tout fait pour que les enfants l’approchent », a‑t‑elle affirmé, dénonçant ce qu’elle perçoit comme de l’opportunisme.
Concernant les accusations popularisées par Leaving Neverland, Lombard a une nouvelle fois minimisé leur portée en les qualifiant de « beaucoup de mensonges et beaucoup de jalousie ». Elle a également rappelé que, selon elle, les enquêtes du FBI n’avaient pas abouti à des poursuites et que le procès de 2005 s’était soldé par un acquittement.
Précisions sur le mode de vie à Neverland et la défense
Sur les nuits passées à Neverland avec des enfants, un point précis a été souligné par Jacky Lombard : selon elle, l’expression « la chambre de Michael » est souvent mal comprise. « Non, ce n’était jamais dans sa chambre. Elle était sur deux étages. Quand ils disent la chambre de Michael, ça ne voulait pas dire sa chambre », a‑t‑elle expliqué. Elle insiste sur le fait que, lorsqu’un enfant souhaitait rester dormir, Michael proposait de les installer confortablement et prétendait dormir par terre.
La productrice plaide enfin pour une lecture empathique du comportement de la star, le décrivant comme un homme marqué par « une enfance volée » qui cherchait auprès des enfants une forme d’innocence retrouvée : « Il revivait ce qu’il n’a jamais eu quand il était enfant. »
Interrogée sur la possibilité d’envisager Michael Jackson comme pédophile, Jacky Lombard a résumé sa position en des termes catégoriques : « Impossible ». Son intervention vise à défendre la mémoire d’un artiste qu’elle dit avoir connu intimement, tout en dénonçant les motivations financières et médiatiques qu’elle prête à certains plaignants.
Le débat reste cependant ouvert. Les plaintes déposées en février 2026 et les procédures futures donneront lieu à des étapes judiciaires dont les conclusions ne sauraient être anticipées dans cet article. Les déclarations publiques de proches comme Jacky Lombard viennent nourrir la discussion publique, mais ne remplacent pas l’examen des pièces et décisions de justice.
Éléments cités dans l’article : Michael Jackson (décédé en juin 2009), plaintes déposées en février 2026, procès et acquittement de 2005, enquête(s) du FBI, documentaire Leaving Neverland, biopic récent, interview de Jacky Lombard sur RTL le mercredi 6 mai 2026 (animée par Marc‑Olivier Fogiel).


