Invité de Télématin ce jeudi 4 juin 2026, Arthur est revenu sur un souvenir professionnel particulièrement éprouvant : la soirée où Mylène Farmer, attendue pour l’ouverture d’un énorme spectacle filmé depuis le Parc des Princes, s’est retrouvée coincée dans une trappe quelques secondes avant son entrée.
« Les trois minutes les plus longues de ma vie » : un direct qui tourne au cauchemar
L’animateur, âgé de 60 ans, a raconté ce moment en évoquant sa longue carrière à la télévision. À l’époque, il présentait La Fureur, émission musicale culte, lors d’une édition exceptionnelle organisée dans le mythique stade parisien du Parc des Princes devant quelque 50 000 personnes, sans compter les millions de téléspectateurs devant leur écran.
La production avait prévu une entrée spectaculaire pour Mylène Farmer : la chanteuse devait surgir du sol grâce à une trappe mécanique située au milieu de la scène, dans une mise en scène fidèle à son goût pour l’esthétique et le grand spectacle. Alors qu’Arthur annonçait l’artiste au public — « Mesdames et messieurs, Mylène ! » — la régie a soudain indiqué que « elle n’est pas prête ». Selon ses souvenirs partagés sur France 2, la robe de Mylène Farmer s’était malencontreusement accrochée au mécanisme et la retenait dans les coulisses souterraines du stade.
La pagaille a aussitôt régné en arrière-scène, où l’équipe a tenté de libérer la tenue sans l’endommager. Pendant ce temps, Arthur s’est retrouvé seul face à l’arène, contraint d’improviser pour meubler l’antenne et calmer une foule en attente. « Les trois minutes les plus longues de ma vie ! » a-t-il confié avec l’humour qui le caractérise, des années après l’incident.
Un épisode technique majeur, pas de victime annoncée
L’animateur n’a pas donné d’autres détails techniques sur le mécanisme ni sur les conséquences matérielles pour la robe, mais il a souligné la tension et l’urgence ressenties à l’instant T. Il présente cet épisode comme l’un des grands moments de solitude de sa carrière, où tout peut basculer en direct, malgré la préparation et les répétitions.
Le récit, volontairement factuel, ne laisse apparaître aucune allégation supplémentaire : il s’agit d’un souvenir raconté par le principal intéressé, qui restitue la chronologie des faits depuis le plateau de Télématin.
De la télévision à l’écriture : Arthur confirme ses nouvelles ambitions
Si Arthur était venu sur le plateau de Télématin pour évoquer son actualité littéraire, il a mis ce souvenir en perspective avec sa reconversion partielle dans l’écriture. Neuf mois après la parution de son premier ouvrage, J’ai perdu un Bédouin dans Paris, il revient en librairie avec un deuxième titre, Même la nuit ne veut pas de moi, publié aux éditions Grasset.
Il décrit ce nouveau livre comme un journal intime poursuivant la mise en mots de son quotidien et de ses émotions sur les deux dernières années. Là où le premier volume abordait le traumatisme lié aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, ce « second volet » explore, selon lui, « les répercussions psychologiques et émotionnelles » qui ont suivi ce séisme.
Arthur résume ainsi la logique de ses deux ouvrages : « Le premier, c’était le séisme, le second, ce sont les répliques, les secousses qui ont suivi le séisme. » Cette métaphore illustre son approche autobiographique et intime, qui mêle témoignage personnel et réflexion sur des événements de portée collective.
L’ancien animateur de radio et de télévision, qui s’est également essayé au cinéma et au one-man-show, confie aujourd’hui vouloir élargir son registre littéraire. Il nourrit l’ambition d’écrire de la fiction, et dit déjà avoir en tête une intrigue de roman d’amour qu’il espère pouvoir coucher prochainement sur le papier.
Entre confidences sur des moments de direct restés célèbres et projet d’écriture, cette interview de Télématin montre une trajectoire professionnelle en mouvement, où le goût du spectacle coexiste désormais avec celui de la narration intime.


