Audrey Lamy est revenue avec émotion sur son long parcours au sein de la sitcom Scènes de Ménages, où elle a incarné Marion pendant neuf ans et neuf saisons aux côtés de Loup-Denis Elion, qui jouait son compagnon Cédric. Le duo, devenu l’un des couples emblématiques de la série, a quitté le programme en 2018, un départ qui avait marqué les téléspectateurs.
« Une vraie école » : l’apprentissage par l’expérience
Interrogée sur cette période lors d’un entretien pour En aparté, la comédienne n’a pas caché la place importante que la série a occupée dans sa formation professionnelle. « J’avais le cœur déchiré. Ils m’ont formé. Ils m’ont aidé, c’est une vraie école », a-t-elle confié, soulignant la complémentarité entre sa formation initiale et l’apprentissage spécifique de la télévision.
Audrey Lamy a expliqué que Scènes de Ménages lui avait offert « l’école de la télé, l’école de l’humour », un terrain d’exercice exigeant où il fallait apprendre à déclencher un rire en une minute. Elle a aussi insisté sur l’aspect collaboratif du tournage : « Même dans l’écriture, on participait beaucoup. Sur l’évolution de nos personnages, on a participé à beaucoup de choses sur cette série. »
Un quotidien rythmé et des chiffres qui parlent
Sur le plateau, la longévité du duo a permis une grande intensité de travail et de complicité. « Je me suis extrêmement bien entendue avec mon partenaire pendant dix ans », a résumé Audrey Lamy lors d’une intervention sur C à vous, où elle faisait la promotion du film Police Flash 80, dans lequel elle partage l’affiche avec François Damiens et Thomas Ngijol.
La comédienne a rappelé l’ampleur du rythme de production en mentionnant un nombre significatif : « On a fait 5 600 sketchs de cuisine, salle de bain, télé. C’était des années fabuleuses. » Ce chiffre illustre la répétition des formats courts qui ont forgé leur sens de la scène et de la réplique.
Au-delà des aspects artistiques, Scènes de Ménages lui a aussi apporté une stabilité professionnelle rare dans ce métier. « Ça me permettait, vous savez quand on fait ce métier-là, c’est dur d’avoir un fixe. J’avais quand même un fixe qui me permettait aussi de faire d’autres choix », a-t-elle précisé, évoquant la liberté de refuser ou d’accepter des projets en connaissance de cause.
Un départ choisi, malgré la tristesse
Si la fin de cette aventure a été vécue comme un déchirement, Audrey Lamy rappelle que le départ était un choix mûri : « On était hyper tristes quand la série s’est arrêtée mais après c’était notre choix. On avait envie de faire autre chose. C’est toujours triste quand les choses s’arrêtent. »
La formulation montre à la fois la gratitude et la volonté d’évoluer : gratitude pour ce que la série lui a apporté — formation, visibilité, stabilité — et volonté de se confronter à de nouveaux défis artistiques.
Parmi les éléments biographiques rappelés dans ses interventions, la comédienne a évoqué sa relation familiale, notamment le fait d’être la sœur d’Alexandra Lamy, sans pour autant développer ce point. Ses propos sont restés centrés sur son parcours professionnel et l’impact de Scènes de Ménages sur sa carrière.
En parallèle de ses souvenirs de la série, Audrey Lamy était en promotion pour Police Flash 80 au moment de ces déclarations, ce qui montre la diversification de ses projets après la sitcom.
Enfin, la comédienne a partagé certains moments de ce passé télévisuel via les réseaux sociaux, comme en atteste une publication relayée sur Instagram, rappelant la place affective qu’occupent ces années auprès du public et de l’équipe.


