Ce 4 mai 2026, Dave fête ses 82 ans. Toujours sur le devant de la scène, l’interprète de Vanina partage aujourd’hui son temps entre Paris et le Luberon, deux univers contrastés qui reflètent autant son parcours artistique que ses aspirations au calme.
Un appartement lumineux au cœur d’un quartier ultra-privilégié
À Paris, Dave est installé dans la très discrète Villa Montmorency, dans le XVIe arrondissement, un ensemble souvent décrit comme un « village dans la ville ». Longtemps refuge d’artistes, de grands patrons et de personnalités politiques, ce quartier offre un cadre sécurisé et feutré que le chanteur apprécie.
Logé dans ce qui était autrefois un atelier d’artiste, il vit dans un intérieur baigné de lumière, avec de grandes verrières et un vaste salon qui témoignent d’un goût pour les espaces ouverts et la clarté. « C’est un village où l’on se sent privilégié et ça ne me déplaît pas », confiait-il, résumant son attachement à ce cocon parisien.
Malgré le confort apparent, la vie dans cet écrin a connu des moments difficiles. En 2022, Dave a été victime d’une chute violente dans les escaliers de sa résidence. « Je suis tombé sur la tête … quatre jours de coma », racontait-il, rappelant que même les lieux les plus protégés ne mettent pas à l’abri des accidents.
Une « ruine » dans le Luberon transformée en refuge
À des centaines de kilomètres de la capitale, le décor change radicalement. Dans le Luberon, Dave et son compagnon Patrick Loiseau ont acquis une vieille bâtisse qui, à l’origine, n’avait ni eau ni électricité. « Une ruine sans eau ni électricité », disait-il alors, évoquant l’état rudimentaire du lieu situé sur les hauteurs du Vaucluse.
Séduits par le charme brut de cette maison abandonnée, ils ont entrepris d’importants travaux. Années après années, la « ruine » a été transformée en un refuge chaleureux, qui conserve néanmoins une certaine austérité. La maison ne dépend toujours pas de l’eau de ville : l’approvisionnement se fait par forage ou par citerne, un choix de simplicité assumé par le couple.
Pour Dave, cette exigence de dépouillement n’est pas un manque mais une philosophie de vie. « J’adore cette maison, elle est au milieu de nulle part », confie-t-il, résumant l’attrait du lieu où le quotidien se compose de gestes élémentaires : cuisiner, se promener, profiter du silence et de la nature environnante.
Un équilibre entre exposition et retrait
La coexistence de ces deux résidences illustre une dualité assumée : d’un côté la vie parisienne, ses voisinages célèbres et ses adresses raffinées, de l’autre une maison provençale née d’une ruine, isolée et presque hors du temps. Cette polarité reflète l’équilibre que Dave a choisi entre vie publique et retrait personnel.
La maison du Luberon a pris une place particulière depuis son accident de 2022 : elle est devenue, selon lui, un lieu de reconstruction et de repos. « C’est tellement agréable d’être là, perdu dans des moments de bonheur », confiait-il récemment, montrant combien cet isolement cultivé lui permet de se ressourcer.
Entre élégance citadine et simplicité champêtre, Dave poursuit à 82 ans une trajectoire faite de contrastes. Ses deux demeures, si différentes soient-elles, racontent chacune une facette de son histoire — l’une tournée vers le monde et l’autre, vers l’apaisement.
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