Treize femmes accusent désormais Patrick Poivre d’Arvor de violences sexuelles et de viols. Selon RTL, deux nouvelles plaignantes se sont constituées parties civiles le 2 juin 2026 et ont rejoint l’information judiciaire déjà ouverte contre l’ancien présentateur du 20 Heures de TF1. L’une des plaintes porte sur des faits qui se seraient déroulés en 2001, l’autre sur des faits présumés en 2011. Les deux femmes affirment avoir alors une vingtaine d’années et avoir rencontré le journaliste dans un contexte professionnel.
Deux nouvelles plaintes et le nombre de témoignages
Les dépôts de plainte s’ajoutent à une série de témoignages publiés ces dernières semaines. RTL rapporte que, par ces deux nouvelles constitutions de parties civiles, le total des plaignantes s’établit à treize. Aucun élément supplémentaire n’a été communiqué publiquement sur les circonstances précises des rencontres évoquées, hormis les années avancées par les plaignantes — 2001 et 2011 — et leur lien professionnel avec Patrick Poivre d’Arvor au moment des faits présumés.
En 2001, Patrick Poivre d’Arvor officiait encore au journal de 20 Heures sur TF1 ; en 2011, il présentait plusieurs émissions sur France Télévisions. Ces repères chronologiques sont rappelés pour situer la carrière publique de la personnalité mise en cause, sans valeur probante sur la véracité des accusations.
La procédure en cours et le passé judiciaire récent
PPDA est mis en examen et fait l’objet d’une information judiciaire ouverte après la plainte initiale de la journaliste et écrivaine Florence Porcel, qui a porté les premières accusations en février 2021. Florence Porcel accuse Patrick Poivre d’Arvor d’un viol commis en 2004 et d’une fellation imposée en 2009. Elle a relaté ces faits dans son ouvrage Honte (éditions Lattès) et a, depuis, plaidé pour une meilleure prise en charge des victimes de violences sexuelles.
En mai 2025, un rassemblement de témoignages, relayé notamment par Mediapart, a vu vingt femmes prendre la parole pour dénoncer des comportements attribués à Patrick Poivre d’Arvor. Ces témoignages ont contribué à faire évoluer la procédure et à accroître l’attention médiatique autour de ce dossier.
Interrogé sur l’ensemble des accusations, l’avocat de Patrick Poivre d’Arvor déclare que son client « conteste toute violence, sexuelle ou non, à l’égard des femmes qui l’ont accusé ». Le présumé innocent bénéficie, selon le droit, de la présomption d’innocence pendant l’instruction.
Contexte et portée des accusations
Les nouvelles plaintes couvrent des faits allégués sur des périodes différentes de la carrière de PPDA. Les plaignantes évoquent des rencontres à caractère professionnel, sans que soient diffusés davantage de détails publics sur les lieux, témoins ou éléments matériels. En l’état, ces éléments figurent au dossier d’information judiciaire et seront examinés par la justice dans le cadre des investigations en cours.
La multiplication des témoignages et des plaintes alimente un débat public sur la responsabilité des personnalités médiatiques et sur les dispositifs d’écoute et d’accompagnement des victimes. Plusieurs des femmes ayant témoigné ont, par ailleurs, souligné des difficultés administratives et psychologiques dans la prise en charge après des agressions présumées.
Ce que l’on sait et ce qui reste à établir
Faits établis publiquement : une information judiciaire est ouverte, PPDA est mis en examen, Florence Porcel a porté plainte en février 2021 et a publié un livre (Honte, éditions Lattès) où elle relate son expérience. En mai 2025, vingt femmes ont témoigné publiquement via Mediapart. Le 2 juin 2026, RTL signale deux nouvelles plaintes se rattachant à des faits allégués en 2001 et 2011, ce qui porte à treize le nombre de femmes s’étant constituées parties civiles à ce jour contre Patrick Poivre d’Arvor.
Points encore à vérifier et à établir par l’enquête : la matérialité des faits allégués, l’existence de témoins ou d’éléments corroborants, et l’éventuelle chronologie complète des rencontres décrites par les plaignantes. Ces questions relèvent des investigations menées par les magistrats instructeurs et des suites judiciaires qui pourront en découler.
Cette affaire s’inscrit dans un calendrier judiciaire dont les étapes dépendront des auditions, des expertises éventuelles et des décisions du parquet et des juges d’instruction. Aucun jugement sur le fond n’est possible tant que la procédure suit son cours.
Sources citées dans le texte : RTL, Mediapart, ouvrage Honte (éditions Lattès).


