Lucie Lucas revient pour un rôle ponctuel dans une quotidienne, un tournage intense l’a éloignée de ses enfants et marque sa reprise en douceur

Table of Content

Connue du grand public pour son rôle-titre dans la série Clem, Lucie Lucas est de retour à l’écran dans un registre inédit : elle incarne Astrid dans la quotidienne Demain nous appartient, tournée à Sète pour TF1. Dans une interview accordée à Ciné Télé Revue, l’actrice de 40 ans revient avec franchise sur un tournage exigeant, une pause professionnelle nécessaire et un chemin de reconstruction personnelle.

Un tournage au rythme des séries quotidiennes

Intégrer une série diffusée chaque soir implique une cadence de travail rarement ressentie avant d’y être confronté. Lucie Lucas résume la contrainte sans détour : « Pendant un mois et demi, je n’ai quasiment pas vu mes enfants. Ça a été difficile pour eux, comme pour moi. » Elle nuance toutefois son propos en parlant d’un « très bon souvenir de cette aventure » malgré l’épreuve.

Ce qui l’a attirée vers Demain nous appartient, explique-t-elle, c’est d’abord le personnage. Astrid est décrite comme « une fille joyeuse, sympathique, drôle et très libre », évoluant dans le secteur de la cosmétique bio — un univers qui rejoint certaines convictions personnelles de l’actrice. Sur le plateau, la logistique l’a surprise : grandes installations de production et nombre élevé de séquences tournées quotidiennement ont marqué son retour.

Au-delà des aspects techniques, c’est l’accueil humain qui a retenu son attention. Lucie Lucas cite l’accueil chaleureux de collègues telles qu’Ingrid Chauvin, Shirley Bousquet et Charlotte Gaccio. « Elles m’ont impressionnée par leur talent, et particulièrement par leur qualité de cœur », confie-t-elle, soulignant une alchimie rapide entre elles.

Retour progressif après une longue pause

Ce retour devant la caméra intervient après une pause d’un an et demi, motivée par des problèmes de santé mentale et des événements personnels difficiles. Dans l’entretien, l’actrice évoque plusieurs burn-out, une « grosse dépression » et les séquelles d’une « agression grave » dont elle dit ne pas être encore complètement remise. Reprendre le travail, même pour un arc narratif limité, représentait donc un défi intime et professionnel.

Lucie Lucas adopte dans ses déclarations une posture de prudence et de lucidité. Elle affirme qu’accepter ce rôle ponctuel ne signifie pas qu’elle souhaite revenir à un rythme régulier de série quotidienne : « Je suis heureuse de pouvoir à nouveau lever le pied », dit-elle, laissant la porte ouverte à une reprise mesurée plutôt qu’à un engagement récurrent.

Installée en Bretagne, dans un village où elle s’est ancrée, la comédienne puise auprès de son cadre de vie rural et de ses engagements associatifs une stabilité précieuse. Elle évoque également avoir célébré ses 40 ans comme un « passage initiatique », entourée d’un cercle de femmes, entre prières, chants et danses, moments qu’elle décrit comme porteurs et réparateurs. « Je me sens enfin prête à vivre ma meilleure vie », déclare-t-elle.

Prises de parole et mise en perspective

Lors de cet entretien, Lucie Lucas aborde aussi son rapport aux évolutions du secteur, en particulier au mouvement MeToo Cinéma. Elle salue les avancées concrètes observées sur les tournages tout en regrettant de ne pas avoir parlé plus tôt des abus « vus et subis ». Dans la même logique de reconnaissance, elle rend hommage à Flavie Flament, saluant son courage dans l’affaire mentionnée autour de Patrick Bruel.

La tonalité de ses propos reste mesurée : l’actrice ne détaille pas davantage les événements qu’elle évoque, préférant insister sur sa reconstruction et les moyens qu’elle a choisis pour reprendre une activité professionnelle à son rythme. Ce positionnement témoigne d’un équilibre entre volonté de parole publique et protection de son intimité.

En somme, ce retour à l’écran — même temporaire — apparaît pour Lucie Lucas comme une étape contrôlée dans un parcours de reprise. Le rôle d’Astrid lui offre à la fois une opportunité créative et la possibilité d’évaluer ses limites face aux rythmes intensifs des feuilletons quotidiens. Sa déclaration finale sur la période de pauses et de soins qu’elle s’est imposée laisse percevoir une artiste en reconstruction, attentive à sa santé et à son équilibre familial.

Society News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Featured Posts

Featured Posts

Chaque jour l’actualité des célébrités, les buzz du moment et les tendances qui font parler. Mode, vie privée, événements et révélations : retrouvez en un clic l’essentiel du monde people et lifestyle.

Featured Posts