Ce 21 mai 2026, Antoine de Maximy fête ses 67 ans. Né le 21 mai 1959 à Lyon, l’animateur, réalisateur et ancien correspondant de guerre s’est imposé comme une figure singulière du paysage audiovisuel français grâce à son format emblématique J’irai dormir chez vous, lancé en 2005.
Un concept simple, une notoriété durable
Le principe de l’émission est limpide et immédiatement reconnaissable : Antoine de Maximy voyage seul, équipé de trois petites caméras fixées sur lui, traverse un pays sans équipe visible, va à la rencontre des habitants et tente de se faire inviter à dormir chez eux. Cette formule, à mi‑chemin entre le documentaire, le road‑movie et l’expérience humaine, a rapidement conquis le public.
À l’écran, son style — cheveux gris, chemise rouge, ton pince‑sans‑rire — est devenu une marque de fabrique. L’émission a atteint jusqu’à 1,2 million de téléspectateurs, propulsant son auteur au rang de personnalité reconnue du petit écran. Outre la série télé, son univers s’est décliné au cinéma en 2008 avec J’irai dormir à Hollywood, qui a réalisé plus de 215 000 entrées en France et a été nommé au César du meilleur film documentaire en 2009.
« Je gagne… plus de 100 000 euros quand même par an »
Longtemps discret sur ses revenus, Antoine de Maximy a fini par lever le voile dans des interviews, notamment chez Jordan de Luxe et pour Femme Actuelle. « Je gagne, alors ça dépend des années, mais plus de 100.000 euros quand même par an. Mais ce ne sont pas que les émissions. Ce sont les droits d’auteur et plein de trucs qui font tout ça », a‑t‑il déclaré.
Il s’agit d’un revenu annuel à six chiffres, qu’il attribue à plusieurs sources : rémunération télévisuelle, droits d’auteur, ventes et adaptations de ses productions, éditions de ses livres et autres exploitations de son travail. L’animateur assume ouvertement cette situation. « Je gagne bien ma vie, je travaille beaucoup, je prends plus de risques que tout le monde. Je pense que tout ça, c’est complètement mérité », a‑t‑il ajouté.
Il insiste ainsi sur le lien entre le risque assumé sur le terrain et la valeur économique de son travail. Ses voyages l’ont souvent conduit dans des zones isolées ou dangereuses, de la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée à l’Afghanistan, en passant par des villages reculés d’Afrique et d’Asie. Ces conditions de tournage hors norme expliquent en partie la perception d’un salaire qualifié par lui de mérité.
Une carrière bâtie sur le terrain
Avant J’irai dormir chez vous, Antoine de Maximy a mené une longue carrière de réalisateur de documentaires. Dès les années 1980, il se consacre à des sujets liés à la nature, aux volcans et aux expéditions scientifiques, en collaborant avec des magazines et chaînes comme Thalassa, Canal+ ou France Télévisions.
Sa méthode de travail — souvent peu préparée, avec un minimum de points de chute et une large part laissée à l’improvisation — découle de cette expérience. « Je suis seul. Je fais ce que je veux. Sans cette liberté totale, l’émission perdrait son instantanéité », expliquait‑il dans un entretien cité par Ouest‑France.
La liberté du format a son revers : incidents et accidents font partie du quotidien. Par exemple, une lourde chute en Côte d’Ivoire lui a valu une fracture du péroné et un rapatriement en France. Ces mésaventures renforcent l’aura de l’aventurier solitaire que l’émission a construit au fil des saisons.
Du petit écran à la scène
Ces dernières années, Antoine de Maximy a diversifié ses activités. Depuis 2023, il a porté son univers sur scène avec le spectacle J’irai dormir sur scène, présenté notamment au Festival d’Avignon puis au Grand Point Virgule à Paris. Sur scène, il raconte ses rencontres, ses galères et les coulisses d’un concept devenu culte, offrant au public un autre regard sur ses expéditions.
À 67 ans, celui qui a bâti sa carrière en frappant aux portes d’inconnus continue de voyager. Il assume un train de vie confortable, conséquence d’un parcours atypique où prise de risque, sens de l’observation et capacité à créer un format durable se sont conjugués pour transformer ses voyages en un véritable « empire » professionnel.
Dans ses propos publics, il rappelle régulièrement la même équation : un format original, des tournages exigeants et une longévité médiatique qui, selon lui, légitiment un salaire dépassant les 100 000 euros annuels. Reste que ce chiffre varie selon les années et selon les droits perçus, comme l’animateur lui‑même le précise.


