Une nouvelle voix s’est élevée dans l’affaire Patrick Bruel : Karine Viseur, attachée de presse, a raconté mercredi à BFMTV un épisode qu’elle dit avoir subi le 23 avril 2010, lors d’un déplacement de l’artiste à Bruxelles. Son témoignage s’ajoute à la longue liste d’accusations qui entoure le chanteur depuis la mise en lumière du dossier en mars 2026.
Le récit de la plaignante : un épisode bref mais marqué
Karine Viseur affirme que les faits se seraient produits dans les locaux de la RTBF, où Patrick Bruel était venu promouvoir un film. Selon son récit, l’incident se serait déroulé en quelques secondes, dans un cadre professionnel. « En une fraction de seconde il m’attrape par le poignet et m’attire dans la toilette qu’il ferme à clé (…) Il m’adosse contre la porte donc je ne sais pas l’ouvrir. Il essaye de m’embrasser », a-t-elle déclaré à BFMTV.
Elle assure s’être dégagée : « J’arrive heureusement à m’en défaire, et son visage redevient tout à fait normal, il va rentrer en JT. Il doit être un très bon joueur de poker pour afficher une telle poker face en quelques secondes. Il redevient l’artiste qui doit aller sur un plateau. » Quinze ans après les faits allégués, Karine Viseur dit être prête à aller jusqu’au bout et à confronter directement l’artiste.
Un dossier judiciaire qui s’étoffe
Le témoignage de Karine Viseur s’insère dans un contexte judiciaire déjà dense. Depuis la publication, en mars 2026, d’une enquête de Mediapart rassemblant les récits de huit femmes, plusieurs autres témoignages et plaintes ont été rendus publics via Mediapart, ELLE et la presse belge. L’article d’origine indique que, au total, « pas moins de trente femmes » auraient porté des allégations de violences sexuelles contre Patrick Bruel.
Sur le plan judiciaire, le parquet de Nanterre a annoncé le 18 mai la réouverture d’une enquête à la suite d’une plainte pour viol portant sur des faits présumés survenus à l’Isle-sur-la-Sorgue en 2015. Par ailleurs, une enquête avait été ouverte à Perpignan après la plainte d’une masseuse accusant le chanteur d’agression sexuelle lors d’une séance de massage dans un hôtel. Ces deux enquêtes, classées sans suite en décembre 2020 faute d’éléments suffisants, sont indiquées comme étant désormais rouvertes intégralement.
L’avocate de Flavie Flament, Me Corinne Herrmann, est citée dans le dossier : sa cliente affirme avoir été victime d’un viol en 1991, alors qu’elle avait 16 ans, et il est précisé que de nouvelles plaintes seraient déposées dans les jours suivant la publication du témoignage.
La position de Patrick Bruel et les conséquences publiques
Patrick Bruel nie l’ensemble des accusations. Il a déclaré publiquement n’avoir « jamais forcé » une femme à des relations sexuelles et a exclu l’idée de se retirer de la scène. À ce stade, il n’a fait l’objet d’aucune condamnation, et la présomption d’innocence s’applique pleinement, comme le rappelle l’article d’origine. Les faits rapportés restent, pour l’heure, des allégations et non des décisions établies par la justice.
Le dossier a toutefois eu des répercussions immédiates dans l’espace public : l’article indique que les maires de Paris et de Marseille ont demandé, le même mercredi, au chanteur de déprogrammer ses concerts à venir. Ce type de réactions politiques et culturelles illustre la portée médiatique et sociale des accusations portées contre une personnalité publique.
Éléments à garder en tête
Les informations reprises ici proviennent du témoignage publié et des éléments cités dans le texte original, notamment la chronologie des faits allégués (23 avril 2010), la date de réouverture d’enquête (18 mai 2026) et la référence à la parution en mars 2026 d’une enquête rassemblant des récits de plusieurs femmes. Aucune condamnation n’est mentionnée dans l’article d’origine et la présomption d’innocence est explicitement rappelée.
Le dossier reste en évolution et comporte des allégations portées par plusieurs femmes ainsi que des procédures judiciaires en cours. Les faits rapportés dans ce texte sont présentés tels qu’exprimés dans les témoignages et les communiqués cités ; ils n’établissent pas de vérité judiciaire définitive.
« Il m’attrape par le poignet et m’attire dans les toilettes » — citation extraite du témoignage de Karine Viseur à BFMTV, telle que reproduite dans l’article d’origine. (Lien cité dans l’article : pic.twitter.com/iRQt0MxHO6)


