Découverte par le grand public lors de la troisième saison de la Star Academy, Sofia Essaïdi s’est imposée au fil des années comme une artiste plurielle : chanteuse, muse de Kamel Ouali dans la comédie musicale Cléopâtre, puis actrice. Invitée par Isabelle Ithurburu dans 50’ Inside ce samedi 16 mai, la comédienne, bientôt à l’affiche de la série L’Été 36 sur TF1, s’est confiée avec une émotion visible sur la perte récente de sa mère — un pilier de sa vie et de sa carrière.
Un entretien chargé d’émotion
Lors de l’émission, Isabelle Ithurburu est revenue sur une phrase que Sofia avait déjà prononcée lors d’une interview précédente : « J’ai toujours eu une peur immense de perdre ma famille, et ça continue, c’est presque maladif. » Face à cette question, la comédienne a cédé à l’émotion et avoué : « C’est arrivé. »
Visiblement bouleversée, Sofia Essaïdi s’est excusée à plusieurs reprises en poursuivant : « J’ai vécu la chose qui me faisait le plus peur : perdre ma mère. » Elle a ajouté être « prise de deux émotions très fortes », traduisant à la fois la douleur du deuil et la difficulté d’en parler publiquement.
« Elle a vécu une partie de mon rêve » : le réconfort dans le partage
Malgré la souffrance, Sofia a tenu à souligner un élément qui lui a apporté du réconfort : la présence de sa mère tout au long de son parcours artistique. « Ce qui m’a consolée énormément, c’est de me dire qu’elle a vécu [mon succès] parce qu’elle était vraiment avec moi. Je pense que Cléopâtre, elle l’a vu 150 voire 200 fois. Je suis très heureuse de me dire qu’elle a vécu une partie de mon rêve. »
Cette remarque met en lumière l’importance des proches dans la trajectoire d’une artiste. Pour Sofia Essaïdi, la réussite professionnelle n’a jamais été un accomplissement solitaire : sa mère a assisté, soutenu et partagé nombre de moments de sa carrière, des répétitions aux représentations.
Pour autant, la consolation ne supprime pas la douleur. L’actrice confie : « Ça a été une déflagration dans la vie. Et c’est vrai que c’est ce qui me faisait le plus peur en étant gamine. Ça a été absolument atroce. »
Un soutien sans faille et parfois ferme
Sofia Essaïdi a aussi rendu hommage au rôle structurant de sa mère, qu’elle décrit comme « véritable pilier ». Au-delà du soutien inconditionnel, sa mère n’hésitait pas non plus à la recadrer lorsque nécessaire : « C’était mon plus grand soutien. Elle savait à quel point c’était viscéral, et à quel point c’était ça et rien d’autre. Elle a été là vraiment depuis le début. »
Ces mots rappellent la complexité des relations familiales dans le milieu artistique : encouragements, vigilance et rappel à la réalité composent souvent l’équilibre qui permet à un artiste de poursuivre sa route sans se perdre.
Contexte professionnel et retour télé
La récente interview intervient à un moment professionnel important pour Sofia Essaïdi. Selon l’entretien, elle sera de retour sur TF1 à partir du lundi 18 mai dans la série L’Été 36, où elle tient le rôle principal aux côtés de Nolwenn Leroy, Constance Gay et Julie de Bona. Invitée sur 50’ Inside le samedi 16 mai, elle a ainsi profité de cette visibilité pour évoquer à la fois sa carrière et son deuil.
Concilier vie publique et douleur intime n’est jamais simple : parler à la télévision de la perte d’un parent témoigne d’une volonté de partager une part de vérité avec le public, tout en restant fidèle à la pudeur que réclame une épreuve aussi intime.
Au fil de l’entretien, la priorité de Sofia apparaît clairement : rendre hommage à la présence et à l’accompagnement d’une mère qui a suivi chaque étape de sa vie artistique, même dans les moments où la notoriété pouvait bouleverser les repères. Le ton, à la fois sobre et poignant, a permis à l’artiste de confier sa peine sans lyrisme excessif, laissant transparaître une vulnérabilité sincère.
Sans faire de conclusions hâtives, l’échange avec Isabelle Ithurburu illustre la façon dont les personnalités publiques gèrent le mélange d’exposition médiatique et d’épreuves personnelles. Sofia Essaïdi, en évoquant sa mère, a choisi de partager un pan douloureux de son histoire, tout en rappelant la force des liens familiaux qui ont soutenu sa trajectoire.
Reste à voir comment cette douleur influencera sa présence à l’écran et ses projets à venir. Pour l’instant, l’artiste continue son chemin, portée par le souvenir d’une mère qui, selon ses propres mots, « a vécu une partie de mon rêve ».


