Le 8 juillet 2023, la disparition du petit Émile au Haut‑Vernet avait choqué la France ; l’enfant de deux ans avait disparu alors qu’il jouait chez ses grands‑parents. Après des mois d’incertitude sur les circonstances — départ volontaire, accident ou implication d’un tiers — une randonneuse a finalement retrouvé des éléments macabres : le crâne et des vêtements du petit garçon. Un an plus tard, les grands‑parents d’Émile et deux de leurs enfants avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avant d’être relâchés au bout de 48 heures, les magistrats estimant que « les charges n’étaient pas suffisantes » pour des poursuites.
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Un incendie suspect sur la maison secondaire
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Nouveau rebondissement dans cette affaire dramatique : dans la nuit de vendredi à samedi, vers 0 h 30, plusieurs départs de feu ont été signalés au Haut‑Vernet. Un jeune habitant a alerté les gendarmes après avoir constaté des flammes selon les premiers éléments communiqués aux journalistes.
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Les sinistres ont touché la maison secondaire des grands‑parents d’Émile. Le procureur de la République de Digne‑les‑Bains, Antoine Pesme, a indiqué que les pompiers ont rapidement maîtrisé les foyers, limitant les dégâts. Le constat d’intervention fait état de dommages très limités ; fort heureusement, aucun occupant ne se trouvait dans la bâtisse au moment des faits et il n’y a pas de blessé.
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Des indices évoquant un acte intentionnel
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Sur place, les forces de l’ordre ont signalé « une forte odeur d’essence », ce qui a conduit les enquêteurs à privilégier l’hypothèse d’un acte volontaire, ont précisé les gendarmes. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine et les circonstances précises des départs de feu, et pour établir d’éventuelles responsabilités.
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Très vite, un homme de 78 ans a été interpellé. Selon les informations transmises aux autorités judiciaires, il n’était pas connu des services de gendarmerie mais avait éveillé les soupçons : la veille de l’incident il avait réservé une chambre d’hôtel dans la commune et s’était renseigné sur le lieu de résidence de la famille Vedovini, nom associée à la famille d’Émile.
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Lors de son interpellation dans l’hôtel, le septuagénaire — né en mars 1948 et domicilié à Marseille — « n’a opposé aucune résistance et présentait une odeur d’essence », ajoutent les enquêteurs. Il a été placé en garde à vue afin que soient vérifiées ses motivations, ses liens éventuels avec la famille et son implication dans les départs de feu.
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Une enquête qui devra faire le lien avec l’affaire Émile ?
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Les investigations en cours devront répondre à plusieurs questions essentielles : s’agit‑il d’un acte isolé ou d’une intimidation liée à l’affaire Émile ? Le suspect interpellé entretenait‑il des rapports, directs ou indirects, avec la famille ? À ce stade, les magistrats et les gendarmes se refusent à tirer des conclusions hâtives et poursuivent leurs vérifications techniques et judiciaires.
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Rappel des faits : la disparition d’Émile le 8 juillet 2023 avait d’abord laissé place au mystère. La découverte, par une randonneuse, d’éléments humains — précisée dans les premiers communiqués comme le crâne et des vêtements — avait mis fin à l’espoir d’un simple enlèvement suivi d’un retour. Les mises en cause des proches un an plus tard, puis leur remise en liberté après 48 heures, montrent la complexité et la lenteur des procédures dans ce dossier sensible.
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La nuit d’incendies au Haut‑Vernet ravive donc les tensions autour de cette affaire encore loin d’être close. Les autorités judiciaires disposent désormais de nouvelles pistes à exploiter : prélèvements sur les lieux, analyses chimiques liées à la présence d’essence, vérification des images de vidéosurveillance et recoupements téléphoniques ou bancaires concernant le suspect et d’éventuels complices.
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Un élément de contexte posté sur les réseaux sociaux a rapidement circulé : un message d’alerte accompagné d’un visuel indiquant que plusieurs départs de feu, potentiellement criminels, ont visé la résidence des grands‑parents d’Émile cette nuit (voir notamment un tweet relayant l’alerte). Les autorités, elles, appellent à la prudence et à la patience : l’enquête doit suivre son cours avant toute communication définitive.
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Les prochaines heures et jours seront déterminants : la garde à vue du septuagénaire et les suites judiciaires détermineront si cet incendie constitue un fait isolé ou s’il s’inscrit dans une escalade liée à l’affaire, encore largement non élucidée, du petit Émile.


