Retour aux sources après un burn-out
Très attachée à Tahiti, Hinaupoko Devèze, élue Miss Tahiti 2025 puis finaliste au concours Miss France, a raconté comment la crise sanitaire l’a conduite à un burn-out et à un changement radical de vie.
Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche le lundi 11 mai 2026, la jeune femme a expliqué avoir quitté la métropole après la période du Covid pour « se reconnecter à [ses] racines ». Alors étudiante en psychologie, elle dit avoir retenu une leçon simple mais décisive : « si tu ne sais pas où tu vas, retourne d’où tu viens ». Ce retour sur l’île de ses origines s’est imposé comme une nécessité pour retrouver un équilibre.
« Paralysée dans une boucle » : le quotidien d’un burn-out
Invitée de l’émission En aparté sur Canal+, Hinaupoko Devèze a développé le récit de son malaise. Elle décrit les symptômes du burn-out comme une forme de paralysie : « Comme si j’étais paralysée dans une boucle où, qu’il fasse nuit, qu’il fasse jour, je ne voyais plus de sens à ma vie et je n’arrivais plus à me sortir de ce tourbillon infernal dans lequel je me sentais mal. »
Elle a tenu à distinguer tristesse passagère et état dépressif plus durable. « Il y a une différence entre être triste et être en dépression, dans le sens où être triste ça peut durer un, deux, trois jours. Mais quand ça fait plus d’un mois que tous les jours vous vous réveillez et que vous n’avez goût à rien… même les petites choses de votre quotidien qui vous font plaisir ne vous animent même plus, c’est là qu’il y a un petit souci », a-t-elle expliqué.
Demander de l’aide : un tournant
À l’époque, Hinaupoko s’était repliée sur elle‑même, plongée dans le silence et la tristesse. Le déclic est venu avec le soutien familial. Elle raconte : « J’ai commencé à m’isoler, à ne pas vouloir parler, à être tout le temps triste. Ma mère voyait que je n’étais pas bien et un jour (…) je vais voir mes parents et je leur dis : ‘Je crois que j’ai besoin d’aller voir une psy’. »
Pour la première fois, elle a sollicité l’aide de ses proches et accepté un accompagnement professionnel. Elle souligne que ce recours lui a fourni des outils concrets pour remonter la pente : « J’ai su m’écouter, j’ai eu les outils. Mes parents viennent justement du milieu de la santé mentale donc j’ai eu cette facilité d’aller leur demander de l’aide. »
Un témoignage personnel et public
Le récit d’Hinaupoko Devèze mêle expérience intime et responsabilité publique : en tant que Miss France, ses confidences ont été partagées largement, y compris via une publication relayée sur Instagram, selon l’article d’origine.
Sa démarche témoigne d’un double mouvement — revenir à soi et rendre visible une souffrance souvent tue — qui peut résonner chez des jeunes confrontés à des attentes intenses, qu’elles proviennent du milieu professionnel, des études ou de l’exposition médiatique.
Ce qu’elle retient
En filigrane, Hinaupoko insiste sur l’importance d’écouter ses signaux et de ne pas banaliser une souffrance qui perdure. Le choix de quitter la métropole pour Tahiti illustre une réponse concrète à son besoin de repères et de soutien familial, complétée par un suivi professionnel.
Son témoignage, tel que relaté le 11 mai 2026, reste centré sur l’idée que demander de l’aide n’est pas une faiblesse mais une étape nécessaire pour se reconstruire.


