Mask Singer fait figure de machine à surprises pour TF1. Lancée le 24 avril dans une formule étendue sur trois soirées, la neuvième saison reprend les ingrédients habituels : costumes spectaculaires, énigmes et révélations en direct, présentées par Camille Combal.
Si les audiences restent solides, la réussite de l’émission repose aussi sur une logistique discrète mais exigeante. En coulisses, la production gère des demandes très précises formulées par certaines célébrités invitées, notamment celles de rang international.
Des « riders » très détaillés
Sur le plateau, le terme « rider » revient souvent. Interrogé dans l’émission Puremédias, l’Hebdo sur T18, le producteur Anthony Meunier a expliqué que ces riders sont de véritables listes de besoins à remplir dans la loge des artistes.
« Les stars internationales, généralement, surtout celles de cette année qui sont à un niveau très élevé, ont ce qu’on appelle des riders », a déclaré Meunier, précisant que ces listes couvrent « l’alimentation, la boisson, la déco, etc. ».
La production confirme qu’elle s’efforce d’honorer ces exigences. Motif invoqué : la contrainte du déplacement. « Oui, parce qu’ils font l’effort de venir traverser le monde pour 24 heures », a affirmé le producteur, justifiant une possible complaisance face à des demandes parfois singulières.
Meunier a volontairement gardé le mystère sur certains éléments, évoquant seulement, à titre d’exemple, un « type de fruit… », sans en dire davantage. Cette discrétion souligne le caractère parfois étonnant des requêtes sans en révéler le détail.
Accueillir les stars : une stratégie assumée
Au-delà du confort des invités, l’attention portée aux riders s’inscrit dans une stratégie de casting. La production cherche chaque saison à attirer des personnalités capables de créer l’événement et de fidéliser le public.
Pour cette neuvième saison, le plateau compte treize personnalités, certaines distinguées par des prix tels que les César, les Molière ou les Grammy Awards. L’accueil sur-mesure fait partie des leviers employés pour convaincre ces profils internationaux de participer.
La contrainte logistique est importante : il s’agit souvent d’accueillir des artistes qui ne passent qu’une journée sur le tournage. D’où la volonté de fournir un environnement qui corresponde à leurs attentes et à leurs habitudes.
Jason Derulo démasqué et l’anecdote du panier de basket
La deuxième soirée, diffusée le 1er mai, a notamment révélé Jason Derulo caché sous le costume du Hérisson. Le chanteur, suivi selon l’article original par plus de 100 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, illustre l’ambition internationale affichée par Mask Singer.
Jason Derulo n’est pas une inconnue en matière de riders. D’après Puremédias, dans une interview accordée à un média australien en 2017, il décrivait sa loge idéale de façon humoristique : légumes, fruits, boissons protéinées et… un panier de basket, invitant à la vigilance si l’on entrait, sous peine de se faire « dunker ». Cette anecdote illustre le caractère parfois bon enfant ou original de certaines demandes.
Le cas de Derulo offre un exemple concret et concretise ce que peuvent contenir ces fameuses listes d’exigences, tout en rappelant que les riders ne se limitent pas à des préoccupations alimentaires.
En définitive, Mask Singer conjugue spectacle visible et délicatesse invisible. Derrière le masque et les paillettes, la production déroule un savoir-faire adapté aux attentes d’artistes de haute notoriété, quitte à satisfaire des demandes très précises pour assurer leur venue.


