Un an après son départ des 12 Coups de Midi, Émilien, 23 ans et originaire de Vendée, se retrouve au cœur d’une affaire numérique qui le dépasse. Des publicités massives diffusées sur les réseaux sociaux utilisent son visage et sa voix, générés par intelligence artificielle, pour promouvoir de fausses opportunités en cryptomonnaie et propager une rumeur selon laquelle il serait poursuivi par la Banque de France — information entièrement fabriquée.
L’arnaque alimentée par des deepfakes
Les contenus incriminés prennent la forme de courtes vidéos et de publicités en ligne où l’image d’Émilien est superposée à des messages anxiogènes. Certaines annonces laissent entendre qu’il aurait tenu, en plateau, des « révélations » ayant déclenché une procédure de la Banque de France. Cette version des faits est fausse : il n’existe aucune déclaration publique ou procédure officielle corroborant ces allégations.
Selon le récit vérifiable, ces clips sont des manipulations visuelles et sonores rendues possibles par des outils d’IA. Leur objectif apparent est d’attirer l’attention et d’inciter les internautes à cliquer sur des liens proposant des investissements en cryptomonnaie, offres qui, dans de nombreux cas, se révèlent être des escroqueries.
La réaction d’Émilien
Face à la diffusion de ces fausses publicités, Émilien a pris la parole publiquement. Le vendredi 1er mai 2026, il a alerté sa communauté sur ses comptes de réseaux sociaux : « De fausses pubs utilisant l’IA avec ma tête circulent beaucoup ces derniers jours, c’est évidemment complètement faux », a-t-il écrit, en publiant une capture d’écran d’une annonce frauduleuse.
Son message, sobre et direct, met en avant le caractère non consenti de l’utilisation de son image. Il demande implicitement aux internautes de ne pas se laisser tromper par ces montages et rappelle qu’aucune sanction bancaire ou judiciaire n’a été rendue publique à son encontre.
Un parcours médiatique et un virage numérique
Émilien s’était fait connaître du grand public grâce à sa participation remarquée aux 12 Coups de Midi, où il a totalisé 647 apparitions et remporté une cagnotte de 2,6 millions d’euros. Il a quitté l’émission en juillet 2025, choisissant de mettre ses études d’histoire entre parenthèses pour explorer d’autres projets.
Depuis, il a engagé une transition vers le numérique. Très actif sur Twitch, il anime aujourd’hui des sessions axées sur la culture générale et les jeux de connaissances. En janvier 2026, il a lancé son propre site, LaTableDesSavoirs.fr, un projet centré sur des quiz quotidiens — deux séries de questions par jour — mêlant accessibilité et défi stratégique.
Ce positionnement explique en partie l’utilisation malveillante de son image : sa popularité en ligne et son profil de « créateur de contenu culturel » en font une cible intéressante pour des campagnes publicitaires frauduleuses qui cherchent la crédibilité instantanée.
Ce que révèle l’affaire
Au-delà du préjudice subi par Émilien, cette affaire illustre les dérives croissantes de certaines applications de l’intelligence artificielle. La facilité à générer des visages et des voix synthétiques permet désormais de créer des scénarios trompeurs qui peuvent atteindre une large audience en très peu de temps.
Les plateformes publicitaires et les réseaux sociaux sont confrontés à des flux de contenus trompeurs qui cherchent à exploiter la confiance du public. Dans ce cas précis, l’utilisation détournée d’une personnalité publique sert d’appât pour des promesses d’investissement douteuses, souvent liées aux cryptomonnaies.
Sans prétendre fournir une mesure exhaustive des réponses possibles, le cas d’Émilien rappelle l’importance de la vérification des sources et de la prudence face aux annonces sensationnelles en ligne. Les autorités et les acteurs du numérique restent engagés, à des degrés divers, dans la lutte contre ce type d’arnaques.
Pour l’heure, Émilien reste concentré sur ses activités numériques et sur le développement de son projet LaTableDesSavoirs.fr, tout en continuant à informer sa communauté lorsque des contenus l’utilisant sont diffusés sans son autorisation.


