Le 22 avril, invitée de l’émission C à vous sur France 5 pour présenter son nouveau roman La petite mère (Éditions de l’Observatoire), la journaliste Nathalie Saint‑Cricq est revenue sur un épisode qui lui a valu une vive médiatisation : son surnom adressé à Éric Ciotti pendant une soirée électorale, et qu’elle a qualifié depuis de « manque de tenue ».
Un roman et une soirée revisitée
La petite mère, troisième livre de Nathalie Saint‑Cricq, est paru le 2 avril. Le roman suit l’histoire d’un avocat à l’aube de sa retraite rattrapé par une affaire vieille de vingt ans, liée à l’acquittement en 1995 d’une jeune femme soupçonnée d’avoir enterré son nouveau‑né. C’est ce contexte d’actualité judiciaire que la journaliste a évoqué d’abord sur le plateau, avant que l’animatrice Anne‑Élisabeth Lemoine n’aborde la controverse née lors de la dernière soirée électorale de Franceinfo.
Les élections municipales des 15 et 22 mars ont focalisé l’attention dans plusieurs grandes villes, notamment Paris et Nice. Dans cette dernière, le duel final a vu la victoire d’Éric Ciotti, tandis que des échanges autour de la soirée de couverture ont déclenché une polémique.
« On est censés se tenir » : explications et regrets
Lors de la soirée, Nathalie Saint‑Cricq avait qualifié Éric Ciotti de « Benito », en pensant à tort que son micro était coupé. L’éditorialiste politique a rapidement présenté des excuses à l’antenne, et la chaîne Franceinfo a relayé ces excuses sur X, jugeant le surnom « inapproprié et déplacé ».
Restée discrète depuis l’incident, la journaliste de 63 ans a accepté, le 22 avril, de revenir publiquement sur ce moment. Sur le plateau de C à vous, elle a confirmé : « Honnêtement, c’est vrai que le micro aurait dû être coupé, mais c’est vrai qu’on est censés aussi se tenir », reconnaissant avoir « manqué de tenue ».
Elle a décrit le contexte : voulant détendre l’atmosphère et faire rire son collègue Brice Teinturier, elle admet avoir « parlé trop fort ». « Il se trouve que j’ai voulu faire rire Brice Teinturier. Alors, je l’ai fait toute la soirée et là, j’ai parlé trop fort », a‑t‑elle expliqué, assumant la maladresse.
Après la première manche électorale, la journaliste dit avoir souhaité prendre les devants plutôt que d’attendre une sanction : « Quand on est sortis de là, je me suis dit : ‘Il faut marquer le coup. On ne peut pas…’. Et puis j’ai devancé l’appel, plutôt que de subir une punition, j’ai préféré la demander moi‑même. Donc, comme ça, on s’est tous mis d’accord et voilà. »
Des excuses publiques et privées
Outre ses excuses à l’antenne, Nathalie Saint‑Cricq affirme avoir présenté des excuses personnelles à Éric Ciotti, qualifiant son intervention d’« une blague idiote, comme on en fait beaucoup ». Elle a ajouté : « Maintenant, je fais attention un peu plus. Mais bon, le mal est fait. »
La formule employée par la chaîne Franceinfo sur X — qualifiant le surnom d’« inapproprié et déplacé » — a contribué à entourer l’affaire d’une dimension institutionnelle. Saint‑Cricq a donc tenté de refermer le dossier en combinant regrets publics et excuses directes à la personne visée.
Contexte et portée
Ce rappel intervient alors que la journaliste venait promouvoir un ouvrage et réaffirmer sa posture de professionnelle face à une carrière de longue date au service public. Elle est aussi évoquée ici comme mère de Benjamin Duhamel, information déjà reprise dans les comptes rendus médiatiques de l’époque.
Sans nouvelles révélations ni suite disciplinaire annoncée au moment de son intervention du 22 avril, Nathalie Saint‑Cricq a choisi la transparence et la contrition pour tenter d’atténuer les retombées. Ses explications insistent sur l’erreur de ton et sur le souhait d’assumer les conséquences plutôt que de les subir.
Reste que l’épisode illustre la fragilité des coulisses médiatiques durant des soirées électorales, où l’émotion et l’humour peuvent se mêler et produire des dérapages. Pour Saint‑Cricq, le passage par la confession publique et la demande d’excuses personnelles devait permettre de tourner la page, même si, comme elle l’a résumé, « le mal est fait ».


