Quinze ans après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, la co-directrice de l’Auberge de Cassagne & Spa au Pontet, qui l’a reçu quelques jours après les faits, a accepté de livrer un nouveau témoignage sur le comportement de l’homme alors encore inconnu du grand public.
Un séjour passé presque inaperçu
L’affaire qui a frappé la France au printemps 2011 — la mort d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants — reste l’un des mystères judiciaires les plus commentés. Les corps ont été découverts en avril 2011, et le père de famille, principal suspect, a disparu peu après. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dupont_de_Ligonn%C3%A8s?utm_source=openai))
Quelques jours après la disparition, Xavier Dupont de Ligonnès avait séjourné seul à l’Auberge de Cassagne. Sylvie Boucher, co-directrice de l’établissement, se souvient d’un client qui ne passait pas inaperçu mais dont l’attitude, rétrospectivement, a surpris. L’Auberge, située au Pontet, précise d’ailleurs sur son site que Sylvie Boucher en est la directrice de publication. ([aubergedecassagne.com](https://www.aubergedecassagne.com/mentions-legales/?utm_source=openai))
« Il parlait beaucoup » : le souvenir de la directrice
« C’est vrai qu’il parlait beaucoup, il n’était pas discret du tout et pas en retrait. Et c’est ce qui nous a vraiment surpris après. Quand on a su qu’il était recherché pour les faits effectivement de… meurtre de ses enfants et de son épouse. On avait à l’époque des enfants, il y a onze ans, des enfants du même âge que les siens donc ça touchait encore beaucoup plus. Le fait de se dire : comment on peut arriver à faire disparaître toute une famille comme ça ? », relate Sylvie Boucher, en évoquant le choc ressenti par l’équipe en apprenant l’ampleur du drame.
La directrice précise que l’homme avait réservé — à la dernière minute — une chambre surclassée et qu’il avait pris place à l’une des rares chambres encore disponibles. De son balcon, il lui avait « fait un petit coucou », geste qui, avec le recul, a accroché son attention. Selon elle, rien alors ne laissait transparaître la gravité des faits qui allaient être révélés peu après.
Ce témoignage, sobre et direct, souligne l’étrangeté d’un comportement à la fois familier et déconcertant : un client seul, qui a consommé une bonne bouteille de vin au restaurant de l’établissement, sans attirer d’attention particulière au moment des faits.
La présence de Xavier Dupont de Ligonnès dans la région au printemps 2011 a fait l’objet de nombreuses vérifications et recherches de la part des enquêteurs, notamment dans le sud-est où il a été aperçu pour la dernière fois mi-avril 2011. ([bfmtv.com](https://www.bfmtv.com/police-justice/sept-ans-apres-la-mort-de-sa-famille-xavier-dupont-de-ligonnes-reste-introuvable_AN-201801090038.html?utm_source=openai))
Un témoignage qui ravive l’étrangeté du dossier
Au fil des années, l’affaire a alimenté rumeurs et hypothèses — certains témoins ayant été confondus avec le suspect, des pistes étrangères explorées, et des relances médiatiques régulières. Plus récemment, des appels et des sollicitations publiques ont encore tenté de ranimer l’espoir d’une percée. Ce contexte nourrit la perception d’un homme qui, selon la directrice de l’auberge, ne laissait rien paraître.
« Il a quand même passé un séjour dans Casagne. C’était quand même quelque chose je crois qu’on ne peut pas penser plus horrible. On se dit que rien ne transparaissait sur ce monsieur quoi », conclut Sylvie Boucher, à la fois dépouillée et émue par le souvenir de ce passage désormais chargé d’une autre signification.
🔎 Passage de Xavier Dupont De Ligonnès à l’Auberge de Cassagne, il y a 15 ans. Derrière un sourire de circonstance et une indiscutable pudeur, la directrice de cette Auberge réputée du Pontet nous confie l’épilogue de la visite du suspect principal de ce quintuple homicide. pic.twitter.com/GpGeXHiQA4


