Les propos d’Alexandra Lamy au sujet des « nepo babies » — ces enfants de personnalités soutenus par leur réseau familial — ont déclenché une vive réaction publique après un entretien récent sur M6. L’actrice, qui assure être très fière de sa fille Chloé Jouannet, a défendu la trajectoire de celle-ci et estimé que la notoriété familiale pouvait parfois peser davantage qu’elle n’aide.
Un projet familial : Chloé Jouannet réalise son premier film
Chloé Jouannet, 28 ans, a entamé le tournage de son premier long-métrage, un projet que la jeune réalisatrice mène en parallèle de sa carrière d’actrice et de son podcast. Alexandra Lamy n’a pas caché son enthousiasme lors de l’interview : « Elle m’a demandé de faire un petit truc dedans et j’ai évidemment dit oui », a-t-elle raconté, avant d’ajouter : « Je suis hyper contente ! C’est génial. Franchement c’est merveilleux ».
Selon Alexandra Lamy, la réalisatrice pourra compter sur la présence de membres de sa famille au casting : son père Thomas Jouannet, sa tante Audrey Lamy, ainsi que sa mère Alexandra figureraient tous au générique. L’actrice a vanté le parcours de Chloé, rappelant qu’elle avait réalisé un court-métrage primé et travaillé pour en arriver là : « Elle a fait un court-métrage, elle a gagné 30 prix, elle a bossé… Je suis tellement fière d’elle. J’ai hâte qu’elle me dirige, c’est chouette ! ».
« C’est encore plus dur pour elle » : la défense d’Alexandra Lamy
La prise de position d’Alexandra Lamy ne se limite pas à l’éloge familial. Interrogée sur la notion de « nepo baby », elle a réaffirmé que la notoriété pouvait constituer une contrainte. « C’est encore plus dur pour elle », a-t-elle déclaré, estimant que la fille d’une personnalité paie parfois le prix d’être identifiée comme telle. « C’est encore plus violent parce que tu paies le fait de l’être [une ‘fille de’ NDLR]. Là, elle peut se dire qu’elle l’a fait toute seule », a-t-elle expliqué, cherchant visiblement à distinguer l’effort personnel de la facilité supposée liée aux « liens » familiaux.
La riposte de la chanteuse Yoa
Ces propos ont suscité une réponse rapide et tranchée de la chanteuse Yoa, qui s’est emparée de ses réseaux sociaux pour contester l’idée que la trajectoire d’un enfant de professionnel serait nécessairement plus difficile. Elle a écrit : « Mais omg stop ! Je suis moi-même une ‘fille de’ (père producteur) et c’est FAUX ! Ce n’est pas PLUS DUR pour les nepo babies STOP. »
Yoa nuance toutefois sa position en reconnaissant que l’accès aux métiers artistiques reste marqué par le travail, les refus et les discriminations : « Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas du travail derrière, des refus, des discriminations, mais ça n’est pas plus dur, sociologiquement ce n’est littéralement pas possible », a-t-elle ajouté. Elle a également dénoncé le caractère blessant, selon elle, de l’idée selon laquelle « c’est plus dur pour la fille d’une des actrices les plus connues du pays ».
Face à la répercussion prise par ses propos, Yoa a précisé sur Instagram qu’elle ne souhaitait pas alimenter une polémique.
Un débat récurrent autour des « nepo babies »
La controverse met en lumière un débat déjà présent dans le secteur culturel : la place des dynasties familiales et l’impact du nom ou du réseau sur une carrière. D’un côté, certains estiment que la notoriété familiale peut constituer un filtre ou une pression supplémentaire, imposant des comparaisons et des doutes sur le mérite individuel. De l’autre, des voix comme celle de Yoa rappellent que les avantages concrets — accès aux contacts, aux auditions ou à une connaissance des codes du métier — ne peuvent être négligés et, selon elles, facilitent l’insertion professionnelle.
Sur ce sujet sensible, les témoignages divergent, tout comme les expériences individuelles. Le cas de Chloé Jouannet, qui a remporté des prix pour son court-métrage et qui réalise à présent un long, alimente ce débat sans l’apaiser. Les interventions croisées d’Alexandra Lamy et de Yoa montrent à quel point la question des « nepo babies » reste clivante, mêlant enjeux personnels, perception publique et réalités sociologiques.


