Ce 25 mars 2026, Philippe de Villiers fête ses 77 ans. Figure marquante de la droite française et fondateur du Puy du Fou, il demeure très discret sur sa vie privée. Pourtant, derrière les murs de sa propriété familiale — les Aubretières — s’est nouée une histoire intime qui a durablement marqué la famille et attiré l’attention du public.
Une propriété familiale au cœur du bocage vendéen
Les Aubretières, située à l’écart des regards entre Cholet et La Roche-sur-Yon, est une ancienne ferme du XVIIe siècle. Entourée de haies et accessible par un porche imposant, la demeure incarne un art de vivre traditionnel, ancré dans le bocage vendéen.
C’est dans cette maison isolée que Philippe de Villiers et son épouse, Dominique de Buor de Villeneuve, ont élevé leurs sept enfants. Le quotidien y était rythmé par la vie familiale, les activités scolaires et religieuses. Des voisins et proches témoignent d’un foyer animé, fait de rires, de jeux et de grandes réunions familiales, notamment lors des vacances et des week-ends.
Malgré sa carrière politique, Philippe de Villiers a toujours cherché à protéger la sphère privée de sa famille. Marié depuis 1973, il partage avec son épouse une vie volontairement retirée de la scène publique. Plusieurs de leurs enfants ont suivi des trajectoires variées : certains dans des carrières professionnelles classiques, d’autres dans des voies plus singulières, comme la vie religieuse ou l’entrepreneuriat à l’étranger. Nicolas de Villiers, en particulier, a repris la direction du Puy du Fou et perpétue ainsi un héritage familial étroitement lié à la région.
L’affaire qui a ébranlé la famille
Malgré cette image de cohésion, un épisode grave a fissuré l’équilibre familial. En 2006, Laurent de Villiers, l’un des fils, a porté une accusation contre son frère aîné Guillaume. Il a évoqué des faits extrêmement lourds survenus durant leur enfance, qualifiés à l’époque d’“impensable”.
Cette révélation a provoqué un choc profond au sein de la famille et dans l’opinion publique. L’affaire judiciaire, très sensible, a connu plusieurs rebondissements avant de se clore en 2010 par un non-lieu. Ce dénouement judiciaire n’a toutefois pas effacé la part d’ombre et de silence laissée par ces années de tourmente.
Les témoignages recueillis à l’époque décrivent une famille confrontée à la double contrainte du deuil intime et de l’exposition médiatique. Entre tentatives de réconciliation et tensions persistantes, certains liens se sont distendus. La demeure des Aubretières, qui symbolisait jusque-là la stabilité, a alors reflété une histoire familiale fragilisée.
Entre héritage public et intimité préservée
Aujourd’hui, Philippe de Villiers reste une personnalité influente, notamment par ses prises de parole et par l’œuvre culturelle du Puy du Fou. Mais il affiche une réserve constante sur les épisodes personnels qui ont touché sa famille. À 77 ans, il semble privilégier une existence plus retirée, partagée entre engagements intellectuels et attachement à ses racines vendéennes.
Les Aubretières conservent ce double statut symbolique : elles sont à la fois le lieu d’un héritage familial et le témoin d’épreuves intimes. Derrière l’image publique de l’homme politique et du bâtisseur culturel, la propriété demeure le reflet d’une vie faite de convictions, de transmission, mais aussi de blessures que la famille a dû apprendre à vivre avec.
Dans le paysage vendéen, Philippe de Villiers reste une silhouette reconnue. Sa discrétion sur les questions privées contraste avec la visibilité de son engagement public. Les Aubretières, elles, continuent d’appartenir à cette histoire personnelle, sans pour autant livrer tous leurs secrets.


