Invitée de l’émission Un dimanche à la campagne ce week-end, Hélène de Fougerolles a livré un témoignage intime sur une période extrêmement difficile de sa jeunesse. Face à Frédéric Lopez, la comédienne, connue pour ses rôles dans Sam et Balthazar, est revenue sur une tentative de suicide survenue alors qu’elle avait entre 20 et 23 ans.
Une confidence choc, prononcée sans détour
Dans le décor feutré de l’émission, propice aux confidences, Hélène de Fougerolles a décrit une époque instable et parfois toxique, marquée par le doute et l’épuisement. « J’ai fait une petite tentative de suicide qui aurait très bien pu marcher. Malheureusement, on m’a retrouvée », a-t-elle confié, suscitant une réaction immédiate sur le plateau.
La formule de la comédienne a été corrigée avec bienveillance par l’humoriste Gérémy Crédeville, présent lui aussi : « Heureusement tu veux dire ! ». Ce rappel, simple et humain, a rappelé la gravité du propos tout en soulignant l’importance de la survie et de l’accompagnement.
Un passage par l’hospitalisation et le soutien familial
Après cette tentative, Hélène de Fougerolles raconte avoir été hospitalisée pendant une semaine en service psychiatrique. Elle évoque cette période avec un recul critique, notant les limites des prises en charge alors en place mais aussi la nécessité de soins immédiats.
La comédienne a souligné le rôle déterminant de sa mère pendant ces mois fragiles. Cette présence familiale, selon elle, a été essentielle dans le début du processus de reconstruction et a permis d’enclencher un travail thérapeutique durable.
Dans son récit, elle décrit aussi des épisodes d’angoisse intense et de paranoïa, au point de rester cloîtrée chez elle. « Je pensais que tout le monde me regardait comme je me regardais », a-t-elle expliqué, mettant en lumière la perte d’estime de soi qui l’a traversée.
L’hypnose, un tournant personnel et professionnel
Le récit de la comédienne prend un tournant lorsqu’elle mentionne une rencontre décisive avec un hypnothérapeute. Cette approche thérapeutique lui a permis de mieux comprendre les causes profondes de sa détresse et d’entamer une transformation personnelle.
Fortement marquée par cette expérience, Hélène de Fougerolles s’est ensuite formée à l’hypnose. Elle explique vouloir aujourd’hui aider d’autres personnes à traverser leurs souffrances, mêlant reconversion partielle et engagement pour le développement personnel.
Une parole publique et ses répercussions
Le témoignage diffusé dans Un dimanche à la campagne s’inscrit dans une dynamique plus large de personnalités publiques qui prennent la parole sur leurs fragilités. En racontant son histoire, Hélène de Fougerolles participe à la normalisation des discussions autour de la santé mentale, tout en rappelant les complexités du chemin de soins.
L’émission, conduite par Frédéric Lopez, a offert un cadre permettant ces confidences sans fard. La réaction du plateau, entre silence respectueux et interventions de soutien, a montré l’importance d’un environnement bienveillant quand il s’agit de sujets aussi sensibles.
Par ailleurs, l’article d’origine mentionne une publication partagée via Instagram ; il semble donc que la comédienne ait relayé ou complété son témoignage sur ses réseaux, favorisant ainsi l’échange avec le public et la diffusion de son message.
Ce récit, franc et personnel, résonne comme un appel à l’écoute. Sans chercher à dramatiser au-delà des faits partagés, il met en lumière la trajectoire d’une artiste qui a traversé la souffrance, reçu des soins, trouvé des appuis familiaux et professionnels, puis choisi de transformer son expérience en ressource pour les autres.


