Apolline de Malherbe a présenté ses excuses après avoir déformé la phrase de Bally Bagayoko sur Saint‑Denis — « ville des rois et du peuple vivant » mal interprétée

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Le 17 mars, Apolline de Malherbe a présenté ses excuses publiquement après avoir reconnu s’être trompée en retranscrivant une phrase prononcée lors d’une interview la veille du premier tour des municipales 2026. L’incident, qui a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, illustre la rapidité avec laquelle une mauvaise écoute peut se transformer en polémique politique.

La genèse de la confusion : une formule mal entendue

Tout a commencé le 15 mars, à la suite du premier tour des élections municipales, quand Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a vu l’élection de Bally Bagayoko, candidat LFI allié au Parti communiste, face au maire sortant Mathieu Hanotin. Peu avant 00h30, Darius Rochebin, sur LCI, interrogea le vainqueur. « Saint-Denis c’était la ville des Rois. Aujourd’hui, c’est toujours la ville des Rois mais c’est aussi la ville où… », lança le journaliste de 59 ans, tandis que l’élu compléta : « des Rois, la ville des Rois, la ville des Rois et du peuple vivant », selon l’extrait diffusé.

Rapidement, une autre lecture circula : plusieurs internautes et personnalités publiques affirmèrent avoir entendu « la ville des Noirs » au lieu de « la ville des Rois ». Parmi ceux qui ont relayé cette interprétation figurent Gilbert Collard, Jean Messiha et Emmanuel de Villiers, ce qui contribua à la diffusion rapide de l’information erronée.

Sur le plateau : l’entretien d’Apolline de Malherbe avec le nouveau maire

Le 17 mars, Apolline de Malherbe, 45 ans, a reçu Bally Bagayoko dans la matinale RMC/BFMTV. Elle a abordé plusieurs sujets, dont l’expression « Nouvelle France » employée la veille par Mathilde Panot et théorisée par Jean-Luc Mélenchon dans certains de ses discours. Le maire a détaillé sa vision : « cette Nouvelle France, ce sont celles et ceux qui sont héritiers de l’immigration, moi je n’aime pas trop le terme racisé, ce sont celles et ceux qui en fin de compte sont les enfants de la République, et qui l’assument en tant que tel, et qui marchent sur leurs deux jambes », a-t-il déclaré.

La présentatrice a ensuite évoqué la phrase controversée entendue lors de l’interview de LCI : « alors qu’un de mes confrères vous interrogeait sur la ville des rois, vous disiez que c’est aussi la ville des Noirs, est-ce que ça, ça compte pour vous ? ». Face à cette formulation, Bally Bagayoko a corrigé la version circulant sur les réseaux : « Ce n’est pas la ville des Noirs, c’est la ville donc des Rois, et du peuple vivant, c’est ça le terme complet en fin de compte qui a été rappelé. »

Sur Twitter/X, plusieurs extraits et réactions ont circulé. Un message relayé plus tôt montrait notamment le passage où Bagayoko précisait : « Nous sommes contre la gentrification, nous ne serons jamais pour que les populations historique quittent le territoire ». Ces propos ont été partagés et commentés dans la foulée.

Le mea-culpa public d’Apolline de Malherbe

Quelques heures après son entretien avec le nouveau maire, Apolline de Malherbe a publié un message sur X pour reconnaître son erreur d’écoute lors du duplex nocturne : « J’ai reçu ce matin Bally Bagayoko, nouveau maire de St-Denis. Dans le brouhaha du duplex j’avais mal entendu ses propos dimanche soir minuit, et j’en suis désolée. Ses mots exacts etaient ‘ville des rois et du peuple vivant’. Il a eu l’occasion de le dire ce matin à mon micro » (message accompagné d’un lien vers le duplex).

Malgré ces excuses publiques, la diffusion de la version erronée avait déjà largement circulé en ligne et sur d’autres antennes. Pour de nombreux internautes, le rappel de la rectification n’a pas suffi à effacer l’impact initial de la mauvaise interprétation.

Enjeux et portée de l’accident de langage

Cette affaire souligne deux dynamiques contemporaines : la sensibilité des débats identitaires et la vitesse de propagation des interprétations sur les réseaux sociaux. Une formulation mal entendue peut en quelques heures devenir un argument politique ou un motif d’indignation, indépendamment du contexte réel dans lequel elle a été prononcée.

En l’occurrence, la clarification apportée en direct par Bally Bagayoko et la rectification d’Apolline de Malherbe permettent de remettre la phrase dans son contexte. Reste que, dans la sphère publique, la mémoire de l’incident peut persister plus longtemps que sa correction.

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