Nouvel épisode judiciaire dans l’affaire Lyhanna : alors que Jérôme Barella, 41 ans, a été mis en examen pour l’enlèvement et le meurtre de la collégienne de 11 ans, c’est désormais son frère qui a été placé en garde à vue le lundi 8 juin 2026 à Auch, soupçonné de viol sur son ex-compagne.
Une garde à vue liée à des faits anciens
Selon des informations de presse faisant état de sources concordantes, le frère de Jérôme Barella, né en 1982, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat d’Auch le 8 juin 2026. La plainte à l’origine de cette procédure a été déposée en 2024 par une ex-compagne, qui évoque des faits de viol survenus en 2007 et en 2017.
La plainte, anciennement déposée, est aujourd’hui relancée dans un contexte judiciaire déjà fortement chargé : la découverte du corps de la fillette, retrouvée le 4 juin 2026 dans un silo agricole désaffecté à Puycasquier (Gers), avait concentré l’attention des enquêteurs sur la famille Barella et l’entourage proche du principal mis en examen.
Un dossier déjà lourd pour la fratrie Barella
Jérôme Barella, né en 1985 et résident déclaré à Montestruc-sur-Gers, avait été placé en garde à vue le 30 mai 2026, puis mis en examen pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans avant que la qualification évolue vers celle de meurtre. Il est depuis détenu en lien avec la mort de Lyhanna.
Le parcours judiciaire et administratif qui entoure Jérôme Barella comprend plusieurs plaintes et signalements antérieurs. Des plaintes pour viols et agressions sexuelles sur mineurs avaient été enregistrées à son encontre, sans pour autant apparaître sur son casier judiciaire public au moment des faits récents. Par ailleurs, une plainte déposée en août 2025 en Haute-Garonne accusait le principal mis en examen d’avoir agressé une fillette de 10 ans, amie de l’une de ses filles, au domicile familial dans le Gers.
Des procédures et sollicitations des forces de l’ordre à l’encontre de Jérôme Barella avaient également été signalées : selon des éléments publiés par la presse, des gendarmes avaient reçu le 14 février 2026 l’ordre d’interpeller Jérôme Barella dans le cadre d’une enquête pour viol présumé sur mineure, une garde à vue qui n’avait finalement pas eu lieu. Trois mois plus tard, Lyhanna était portée disparue, puis retrouvée morte.
Sur le plan personnel, Jérôme Barella, âgé de 41 ans, vivait à Montestruc-sur-Gers avec son épouse et leurs deux enfants. Une de ses filles était proche de Lyhanna, ce qui a naturellement conduit les enquêteurs à scruter l’environnement familial et social du domicile.
Silence du parquet et présomption d’innocence
Interrogé par certains médias, le parquet d’Auch n’avait pas, au moment des premières publications, communiqué de réponses détaillées aux sollicitations. Les autorités judiciaires tiennent cependant à rappeler que, comme pour toute personne mise en cause, la présomption d’innocence s’applique tant que les faits ne sont pas établis par une décision de justice définitive.
Dans ses déclarations publiques, la procureure d’Auch a qualifié certaines réponses de « incohérentes et imprécises », formulation relative aux déclarations d’un mis en examen — précision qui figure dans les comptes rendus judiciaires relayés par la presse. Jérôme Barella, qui a nié les faits qui lui sont reprochés, demeure à ce stade présumé innocent pour l’ensemble des accusations qui pèsent sur lui, comme pour son frère tant que l’enquête suit son cours.
La nouvelle garde à vue du frère de Jérôme Barella intervient à un moment particulièrement sensible du dossier : elle ajoute une dimension familiale à une affaire déjà largement médiatisée et suscite de nouvelles interrogations sur l’environnement proche du principal suspect.
Les investigations se poursuivent. Les éléments rassemblés par les enquêteurs — auditions, confrontations et expertises — détermineront la suite des procédures pour chacun des protagonistes mis en cause. Toute évolution officielle de l’enquête (nouvelles qualifications, mise en examen, relaxe ou renvoi devant une juridiction) dépendra des suites données par le parquet et la justice.


