Camille Cerf était l’invitée de l’émission Télématin sur France 2 le 27 avril. L’ancienne Miss France 2015, aujourd’hui animatrice sur France Télévisions, est revenue sur plusieurs étapes de sa carrière et a raconté une anecdote surprenante : sa relation de l’époque avec Donald Trump, alors propriétaire du concours Miss Univers.
Du Nord-Pas-de-Calais à l’écran : trajectoire d’une Miss devenue animatrice
Originaire de Calais, Camille Cerf s’est fait connaître il y a plus de dix ans après avoir été élue Miss Nord‑Pas‑de‑Calais puis Miss France 2015. Le titre lui a ouvert les portes des médias : elle a d’abord travaillé pour NRJ12 et Gulli avant d’être recrutée par France Télévisions.
En 2025, la maman de Malo a été appelée à coanimer Intervilles aux côtés de Nagui et Bruno Guillon. Le départ de Laurence Boccolini l’a ensuite propulsée davantage sur le devant de la scène : Camille a pris les rênes de Mot de Passe : le duel.
Parallèlement à ces projets, elle joue un rôle de marraine pour Hinaupoko Devèze, Miss France 2026, et se prépare à une nouvelle mission télévisée : le 16 mai prochain, elle commentera la 70e édition de l’Eurovision à Vienne en Autriche aux côtés de Stéphane Bern. La représentante française, Monroe, sera soutenue par le duo à cette occasion.
« J’adore l’Eurovision […] J’ai eu très peur mais j’ai dit oui », a confié Camille Cerf durant son passage à Télématin, exprimant à la fois son enthousiasme et son appréhension face à cette responsabilité.
Miss Univers et rencontres inattendues : le souvenir de Doral
Camille Cerf est également revenue sur son expérience au concours Miss Univers, le 25 janvier 2015, à Doral, en Floride. Eliminée en finale, elle avait néanmoins atteint le Top 15, un résultat notable pour la protégée de Sylvie Tellier.
À l’époque, le concours appartenait à Donald Trump. Camille décrit des interactions régulières avec lui : « On était reçues dans son hôtel. En fait, on le côtoyait tous les jours. À l’époque, c’était le mec un peu marrant. Pour nous les Français, c’était le mec dont on se moquait, le milliardaire un petit peu pataud, un peu bling‑bling, un peu bébête. On était toutes contentes de le voir. C’était drôle, quoi. On avait toutes pris des photos avec lui, sans s’imaginer un jour qu’il deviendrait Président des États‑Unis. »
La jeune femme a précisé que Donald Trump se montrait très protecteur envers certaines candidates : « Il s’assurait de ma garde rapprochée, mais lui‑même venait me chercher à la sortie de ma chambre avec une voiturette de golf, et il m’amenait au petit‑déjeuner. Il m’escortait. »
Ces confidences resituent la scène telle qu’elle la percevait alors : un organisateur omniprésent, parfois bonhomme et drôle aux yeux des participantes, mais dont l’image a pris, avec le recul, une toute autre ampleur politique et médiatique.
Une image publique en mutation
Le témoignage de Camille Cerf illustre la manière dont des rencontres anodines peuvent, avec le temps, prendre une coloration différente. À 31 ans, l’ancienne Miss continue de bâtir sa carrière audiovisuelle et d’enchaîner les projets, qu’il s’agisse d’animation ou de couvertures d’événements majeurs comme l’Eurovision.
Sur le plan personnel, elle conserve un lien avec le monde des concours de beauté en tant que marraine, tout en assumant de nouvelles responsabilités télévisuelles. Son souvenir de Miss Univers rappelle aussi que certains visages publics évoluent : pour les candidates de 2015, Donald Trump restait avant tout une personnalité du monde du spectacle et des affaires, souvent perçue comme exubérante et divertissante.
Lors de son passage à Télématin le 27 avril, Camille Cerf a mêlé confidences légères et annonces professionnelles, offrant aux téléspectateurs un aperçu à la fois intime et concret de son quotidien d’animatrice et d’ancienne reine de beauté.


