Ce 14 janvier 2026, RMC Story diffuse Incontrôlable, comédie portée par Michaël Youn. Le film, plus sombre que son pitch ne le laisse penser, suit la dérive existentielle de Georges, un scénariste à bout de souffle. Le casting est fourni : Thierry Lhermitte, Hippolyte Girardot, Hélène de Fougerolles, Patrick Timsit, Cyrielle Clair, Shirley Bousquet ou encore Françoise Bertin. Plusieurs aspects de la fiction font écho à un épisode réel et traumatisant de la vie publique de Michaël Youn : son interpellation musclée par la police, en septembre 2010 à Paris.
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L’arrestation du 6 septembre 2010
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Les faits remontent au 6 septembre 2010, dans le XVIIIᵉ arrondissement, près de Montmartre. Ce soir-là, Michaël Youn circule en scooter à contresens dans sa rue. Il explique vouloir simplement déplacer son deux‑roues devant son domicile, et reconnaît l’infraction mineure.
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Le contrôle policier dégénère rapidement en altercation. L’humoriste est interpellé, menotté et conduit au commissariat. Très vite, deux versions s’opposent. Du côté des forces de l’ordre, les agents évoquent un comportement agressif, des insultes et des violences lors de l’interpellation.
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Chez Michaël Youn, le récit est radicalement différent. L’acteur affirme avoir été brutalisé : il dit avoir été étranglé à plusieurs reprises, plaqué contre une grille puis contre un véhicule. Il résume son ressenti par une formule choc : « J’ai été traité comme Mesrine ».
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Les suites médicales et la plainte déposée
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Choqué par l’arrestation, Michaël Youn porte plainte auprès de l’Inspection générale des services, la police des polices, pour « violences illégitimes ». Il se rend à l’hôpital où sont constatées des blessures : bourdonnements dans l’oreille, douleurs cervicales et coups au niveau des reins. Une ITT de plusieurs jours lui est prescrite.
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Dans ses déclarations, il dénonce aussi l’humiliation subie en public. Menotté devant ses voisins et escorté par plusieurs agents, il se dit exposé « comme un trophée ». Sa célébrité, selon lui, aurait renforcé ce sentiment d’exhibition. « On m’a arrêté comme si je venais de braquer une banque », résume-t‑il.
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Une affaire judiciaire très médiatisée
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Sur le plan pénal, l’affaire prend rapidement une dimension judiciaire et médiatique. Deux plaintes sont déposées : celle de Michaël Youn contre les policiers, et celle des agents contre l’acteur pour outrages et violences. Le dossier est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris.
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Lors de l’audience, l’humoriste reconnaît un comportement excessif. « J’étais turbulent, arrogant peut-être, je me suis énervé et je le regrette », admet‑il, tout en maintenant avoir subi des gestes disproportionnés de la part des policiers.
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En mars 2011, le tribunal rend sa décision. Michaël Youn est jugé coupable d’avoir insulté et brutalisé deux policiers, mais il est dispensé de peine. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Le tribunal opte pour la clémence, prenant en compte les excuses présentées par l’intéressé et les indemnités versées aux fonctionnaires. L’avocat de l’acteur qualifie la décision de « satisfaisante ».
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Image publique et réactions
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Cette affaire met au jour les ambiguïtés qui entourent l’image publique de Michaël Youn. Provocateur assumé et ancien trublion du Morning Live, il n’a jamais caché son goût pour la provocation. « La provocation, je sais ce que c’est, j’en ai fait mon métier », déclarait‑il à la barre.
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Pour autant, il refuse d’être réduit à l’étiquette de fauteur de troubles systématique. Il rappelle son respect global pour l’institution policière, tout en dressant une distinction entre la police en général et des comportements individuels condamnables. « Je respecte la police, mais je n’ai pas envie d’avoir peur quand je croise certains flics », résumait‑il alors.
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Le dossier fait aussi ressortir un paradoxe : quelques années avant l’arrestation, Michaël Youn avait été victime d’un cambriolage avec séquestration. À l’époque, il avait salué l’efficacité des forces de l’ordre, soulignant que son conflit concernait des actes individuels plutôt que l’institution elle‑même.
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En 2026, la diffusion d’Incontrôlable sur RMC Story ramène cet épisode au centre des discussions. Le film, par sa tonalité sombre et introspective, invite à relire cette période de la carrière de l’artiste à la lumière de ses combats personnels et médiatiques.


