Le 29 mai 2026, une alerte disparition a lancé une vaste mobilisation pour retrouver Lyhanna, une fillette vue pour la dernière fois aux alentours du collège où elle est scolarisée vers 15 heures. Les parents, inquiets, ont saisi les gendarmes : près de 180 personnels des forces de l’ordre ont été engagés, rejoints par de nombreux bénévoles afin de fouiller la zone et chercher le moindre indice.
Découverte du corps et lien avec un site de travail
Après six jours de recherches, un tournant dramatique est intervenu le jeudi 4 juin 2026. Le corps d’un enfant habillé de vêtements similaires à ceux portés par Lyhanna a été retrouvé dans un silo agricole. Les enquêteurs, alertés par le fait que le principal suspect avait travaillé plusieurs années sur ce site, s’étaient concentrés sur cet endroit.
Une autopsie a été programmée pour déterminer les causes du décès et préciser si des violences sexuelles avaient été commises. Dans la foulée, les autorités ont confirmé qu’il s’agissait bien de Lyhanna.
Un suspect en garde à vue, placé en détention
Au centre de l’enquête figure Jérôme Barella, âgé de 41 ans. Avant la découverte du corps, il était déjà dans le collimateur de la police. Selon les informations rapportées, il faisait l’objet d’une plainte pour viol sur une mineure déposée cet été et des échanges entre lui et des mineures avaient été retrouvés dans son téléphone.
Père de la meilleure amie de Lyhanna, M. Barella a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans ». Il a refusé de répondre aux questions des enquêteurs. Toutefois, les enquêteurs ont exploité des images de vidéosurveillance établissant que Lyhanna se trouvait dans son véhicule le jour de sa disparition.
Le parquet a précisé que « ses déclarations sont apparues contradictoires et imprécises », formulation reprise par BFMTV, selon les informations disponibles publiquement.
Des antécédents de signalements et plusieurs plaintes
Le dossier de M. Barella comporte un historique de signalements et de plaintes. Outre la plainte pour viol mentionnée, des plaintes avaient déjà été déposées en 2022 et en 2025, ainsi que le jour même de la conférence de presse du 3 juin 2026. Un signalement remontant à 2017 figure également dans le dossier, et un licenciement en 2020 est lié à une « relation inappropriée avec une lycéenne », selon les éléments rapportés dans la presse.
Ces antécédents ont été évoqués par les parents d’une nouvelle plaignante, qui regrettent que des alertes antérieures n’aient pas, selon eux, entraîné de mesures suffisantes. « Cela aurait pu éviter qu’il arrive cela à son enfant », a déclaré le père d’une victime présumée, rapporte LCI.
Une nouvelle plainte pour « attouchements »
Le 13 mars 2026, un signalement a été formulé concernant une autre fillette. Cette semaine, une plainte a été déposée par les parents d’une enfant invitée chez M. Barella pour une « soirée pyjama ». La fillette s’était ensuite confiée au personnel de son établissement scolaire, selon LCI.
Les parents affirment que, lors de cette soirée, M. Barella lui aurait acheté une pizza pour elle seule puis aurait commis des « attouchements ». Ce signalement a conduit à l’ouverture d’une enquête distincte pour agression sexuelle sur mineur, parallèlement aux investigations liées à la disparition et au décès de Lyhanna.
Le média LCI a diffusé en exclusivité des éléments autour de cette plainte, accompagnés d’un message relayé sur les réseaux : « 🔴 EXCLU LCI – ‘C’était une soirée pyjama’ : nouvelle plainte contre Jérôme Barella après des ‘attouchements’ sur une fille ». Ces éléments figurent parmi les pièces médiatiques rendues publiques.
État de l’enquête et précautions
À ce stade, les procédures judiciaires se poursuivent. Les investigations judiciaires couvrent à la fois les circonstances de la disparition et du décès de Lyhanna, et les plaintes pour infractions sexuelles visant M. Barella. Les magistrats et les enquêteurs restent en charge de la reconstitution des faits et de la vérification des témoignages et preuves matérielles.
Les informations reprises ici proviennent des éléments rendus publics par les autorités et par la presse, notamment BFMTV et LCI, qui ont couvert le dossier à la date des événements mentionnés. Compte tenu de la sensibilité des faits et de l’instruction en cours, certains détails restent susceptibles d’être précisés par les services judiciaires au fur et à mesure de l’enquête.


