Deux mois après la disparition de Bruno Salomone, l’émotion ne faiblit pas parmi ses proches et les nombreux spectateurs qui l’avaient suivi à la télévision et au cinéma. Emporté par un cancer contre lequel il se battait depuis plusieurs mois, l’acteur laisse un vide palpable dans le milieu artistique — et chez ses amis de longue date, dont Jean Dujardin et Guillaume de Tonquédec.
Un hommage sobre et immédiat
Le 25 mai, Jean Dujardin a publié sur son compte Instagram une photo de Bruno Salomone accompagnée d’un message minimaliste : « Bruno » suivi d’un cœur. Cette simplicité a bouleversé les internautes, qui ont souligné la force du geste. La publication, dépouillée de tout artifice, a été perçue comme l’expression d’une douleur intime partagée publiquement par un ami proche.
Pour accompagner la photo, Jean Dujardin a choisi une musique porteuse de sens : « Meduzor », titre interprété par Bruno Salomone avec la participation de Guillaume de Tonquédec. Ce morceau est devenu, au fil des années, un souvenir fort pour les admirateurs de la série Fais pas ci, fais pas ça, où Salomone et de Tonquédec ont joué côte à côte pendant près de dix ans.
Souvenirs de camaraderie et d’ultimes confidences
La proximité entre Bruno Salomone et ses collègues était fréquemment évoquée dans les médias. Quelques semaines avant sa mort, Guillaume de Tonquédec avait raconté, sur le plateau de l’émission C à vous, un échange douloureux avec son ami : « Quand je l’ai vu lundi, il m’a dit : ‘J’en ai marre, je vais lâcher l’affaire’ ». Ces mots, rapportés avec émotion, ont rappelé la réalité de la souffrance dont il était question et la lourdeur du combat mené contre la maladie.
Les témoignages publics de ses proches soulignent à la fois l’affection et la peine ressenties. Ils traduisent aussi l’idée que, malgré la confidentialité qui entoure les expériences personnelles en fin de vie, certains instants ont été partagés et demeurent aujourd’hui des repères pour ceux qui l’ont aimé et admiré.
Jean Dujardin, lui-même marqué par la perte, a choisi la discrétion plutôt que l’éloquence. Sa courte légende et la musique choisie ont suffi à raviver la mémoire collective autour du comédien disparu, sans dramatiser davantage l’événement.
Un dernier rôle bientôt visible à l’écran
Malgré l’atteinte de la maladie, Bruno Salomone avait poursuivi son activité professionnelle jusqu’au bout. Les téléspectateurs pourront ainsi le retrouver une dernière fois dans la saison 2 de la série A priori, diffusée sur France Télévisions. Le tournage de cette nouvelle saison avait commencé durant l’été 2025, puis avait repris quelques semaines plus tard.
Selon les informations rendues publiques par l’équipe de production, Bruno Salomone, déjà affaibli pendant ces déplacements, avait informé l’équipe de son état de santé. Le producteur Benoît Masocco a expliqué que les scénarios avaient été adaptés progressivement afin de ménager le comédien. Fatigué physiquement, il avait néanmoins souhaité poursuivre le tournage aussi longtemps que son état le lui permettait.
Face à la situation, France Télévisions aurait apporté son soutien à l’acteur, en tenant compte des contraintes de production et des exigences d’assurance. Dans la saison 2 d’A priori, le personnage interprété par Salomone apparaîtra donc de manière plus discrète avant de s’effacer progressivement de l’intrigue, ce qui offre aux spectateurs un ultime aperçu du travail de l’acteur.
Ce dernier rôle est présenté comme « un ultime cadeau » pour le public et pour ceux qui pleurent aujourd’hui la disparition de Bruno Salomone. Il constitue aussi une forme de testament artistique, montrant la volonté du comédien de continuer à exercer son métier malgré la maladie.
La succession de témoignages publics — de Jean Dujardin à Guillaume de Tonquédec en passant par les équipes de production — dessine le portrait d’un homme apprécié pour son talent et sa camaraderie. Les hommages, sobres ou plus développés, témoignent d’une reconnaissance collective et d’un chagrin partagé.
Dans les jours et semaines qui viennent, il est probable que d’autres hommages et souvenirs émergeront, de la part d’anciens partenaires de scène, de réalisateurs ou de spectateurs. Pour l’heure, la photo partagée par Jean Dujardin le 25 mai reste l’un des gestes les plus marquants et les plus commentés, symbole d’un deuil encore vif.


