Enquête et contre-enquête people : le tribunal déboute Yann Moix et relance le débat sur l’affaire Depardieu

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Le bras de fer judiciaire engagé après la diffusion de l’enquête consacrée à Gérard Depardieu sur France 2 trouve un nouveau chapitre ce 15 mai 2026 : le tribunal a débouté l’écrivain et réalisateur Yann Moix, qui poursuivait France Télévisions et la société de production Hikari pour des chefs d’accusation liés à la fabrication et au montage du reportage.

Rappel des faits et des accusations

Le 7 décembre 2023, l’émission Complément d’enquête proposait un reportage intitulé La chute de l’ogre, qui mettait en lumière des comportements et des propos jugés dégradants de la part de l’acteur Gérard Depardieu, alors âgé de 77 ans. Parmi les séquences diffusées figuraient des images tournées en 2018 dans un haras de Corée du Nord où l’on entend l’acteur tenir des propos qualifiés d’obscènes envers une fillette d’environ dix ans, qualifiée dans le reportage de « fifille ».

À la suite de la diffusion, Gérard Depardieu avait d’abord lancé des procédures contre France Télévisions et Hikari, dénonçant un « montage illicite » et une « déloyauté absolue », selon les termes rapportés à l’époque par Me Assous, avocat du comédien. Ces démarches visaient à contester l’objectivité du montage et la mise en scène supposée des séquences. Les images incriminées avaient été tournées par Yann Moix, qui, de son côté, a assuré que ces prises s’inscrivaient dans le cadre d’un projet d’œuvre de fiction.

Désistement de Gérard Depardieu, puis décision du tribunal

Le dossier a connu un tournant le 17 avril, lorsque Gérard Depardieu a renoncé à ses poursuites. Son avocate, Me Delphine Meillet, avait alors avancé une démarche d’« apaisement », expliquant que son client souhaitait « se tenir loin du fracas ». Malgré ce désistement, le comédien n’avait pas retiré ses critiques quant à l’objectivité du reportage et aux scènes contestées, selon les déclarations rapportées.

Ce vendredi 15 mai 2026, le tribunal a rendu sa décision concernant la plainte déposée par Yann Moix. Le journaliste Tristan Waleckx a relayé l’information sur X (anciennement Twitter), écrivant : « RELAXE GÉNÉRALE pour France TV et Hikari dans le dossier Depardieu. Après le désistement de l’acteur le mois dernier, le tribunal déboute Yann Moix de toutes ses demandes, en soulignant dans son jugement qu’il a ‘fait preuve de mauvaise foi’. »

Dans son communiqué publié sur le réseau social, Tristan Waleckx partageait la formulation rapportée du jugement, qui pointe la « mauvaise foi » du plaignant. À l’heure de la publication de cet article, Yann Moix n’a pas fait de déclaration publique relayée par les médias pour commenter cette décision judiciaire.

Conséquences et contexte judiciaire

Le dossier Depardieu est par ailleurs marqué par d’autres procédures : pour mémoire, Gérard Depardieu doit être jugé en appel à Paris à l’automne prochain pour des faits d’agression sexuelle allégués sur deux femmes, survenus en 2021 sur le tournage du film Les Volets verts. Ces procédures distinctes contribuent à maintenir l’affaire au cœur de l’actualité et à nourrir le débat public autour de la personnalité et de la carrière de l’acteur.

La décision du tribunal en date du 15 mai 2026 clôt, provisoirement, le volet judiciaire initié par Yann Moix contre France Télévisions et Hikari. Elle confirme que, du point de vue de la justice saisie, les éléments avancés par le plaignant n’ont pas emporté la conviction nécessaire pour obtenir gain de cause.

Sur le plan médiatique, le dossier illustre les tensions entre production journalistique, droits des personnes filmées et questions de montage. Yann Moix et les équipes de production avaient des versions opposées quant au cadre des images tournées — reportage d’enquête pour France 2, projet de fiction selon certains intervenants — et c’est en partie cette divergence d’intentions qui a nourri les contestations après diffusion.

Enfin, si la procédure engagée par Gérard Depardieu a été abandonnée le 17 avril, le litige autour de la réception publique du reportage et des reproches d’objectivité demeure. La relaxe générale prononcée par le tribunal à l’encontre des journalistes et de la société de production met toutefois un point d’arrêt judiciaire à la contestation formulée par Yann Moix dans ce dossier précis.

La chronologie factuelle retenue ici repose sur les dates et éléments rapportés publiquement : diffusion du reportage le 7 décembre 2023, désistement du comédien le 17 avril (annoncé avant la décision judiciaire), et rendu du tribunal le 15 mai 2026, communiqué via X par Tristan Waleckx.

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